The Babbel Blog

language learning in the digital age

La langue familière américaine – c’est du gâteau !

Posted on July 22, 2014 by

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La langue familière américaineAvec le nouveau cours Babbel, « La langue familière américaine », vous allez apprendre des expressions très utiles du « slang » américain. Nous nous sommes longtemps posé la question : pourquoi dire de quelque chose de facile que « c’est du gâteau », ou « cassé » pour signifier que l’on n’a plus d’argent ?

Voici l’origine (possible) de certaines expressions typiquement américaines. Prenez-les « avec une pincée de sel » !

 

broke (cassé) – ne plus avoir d’argent, être à sec

À partir de la Renaissance, de nombreuses banques en Europe donnaient à leurs clients un petit carreau de porcelaine où était inscrit le nom du client, le montant du prêt, le nom de la banque. Des cartes bancaires en quelque sorte, mais en plus lourd ! Le client venait à la banque avec son carreau pour emprunter de l’argent, et si la limite était dépassée, le caissier « cassait » son carreau.

 

flirt – une personne attirante, avec qui s’installe un jeu de séduction

C’est un mot très ancien dans la langue anglaise : on le trouve déjà dans le dictionnaire de Samuel Jackson en 1560, plusieurs siècles avant qu’il ne passe dans la langue française, avec la signification suivante : a pert young hussey, c’est-à-dire « une jeune fille de joie mutine ». Aujourd’hui bien sûr, ce mot s’applique aussi bien à un homme qu’à une femme.

 

a piece of cake (« un morceau de gâteau ») – du gâteau, quelque chose de facile

Il existe en américain plusieurs expressions où il est question de gâteau ou de tarte pour dire que quelque chose est facile : as easy as pie – « facile comme une tarte », a cake-walk – « une promenade-gâteau », to take the cake – « prendre le gâteau ». Pourquoi ? Dans les États esclavagistes américains, des gâteaux étaient souvent donnés en récompense. Les esclaves ou leurs descendants affranchis dansaient en couple autour du gâteau, et le couple le plus gracieux recevait le gâteau comme prix.

 

my two cents worth (« mes deux centimes de valeur ») – mon opinion, surtout si elle n’intéresse personne

L’origine de cette expression fait l’objet de controverses passionnées. Certains disent qu’elle vient du monde des jeux de cartes, comme le poker où il faut mettre une mise minimum pour participer au jeu. Mais il pourrait tout autant s’agir de la version américaine de « two bits » : le dollar espagnol (le « real ») était divisé en huit « bits »). À moins qu’elle ne se réfère à l’expression anglaise two pennies worth, soit ce que coûte le retour de poste ? Envoyer une lettre par la poste, en Angleterre, a longtemps coûté 2 pennies.

 

to be hard as nails (« être aussi dur que les ongles ») – être un dur à cuire

Cette expression date du temps où les ongles étaient de grands morceaux de fer, difficiles à courber. À l’ère des mèmes internet, cette explication a été remplacée par une image de Chuck Norris.

 

the whole nine yards (« la totalité des neuf yards ») – absolument tout, la totale
1 yard = 91,44 cm

Le saviez-vous ? Il n’y a pas d’expression anglaise à avoir soulevé autant de discussions et de spéculations ! L’expression s’est répandue après la Seconde Guerre mondiale. Les explications habituelles de l’origine de cette expression se réfèrent tantôt à la quantité de tissu requis pour la fabrication d’un costume trois-pièces, tantôt à la capacité de réservoir d’une bétonnière (neuf yard cube), ou encore à la longueur d’une ceinture de munition pour les armes automatiques des avions de combat pendant la Seconde Guerre mondiale, ou enfin le nombre de « yards » d’un voilier.

L’expression est apparue pour la première fois en 1907 dans un article de journal sur le baseball, dans l’État américain de l’Indiana. Puis elle a disparu près d’un demi-siècle, pour réapparaître en 1956 dans un article sur la pêche du Kentucky Happy Hunting Ground.
Mais l’enquête sur cette expression n’en est pas à son dernier rebondissement : en 1921, un journal de Californie du Sud titrait : « The Whole Six Yards of It » (« Tous les six yards »).

Désolé, chers fins limiers de la langue ! Il est probable que le nombre neuf ne se réfère à rien en particulier. C’est un exemple d’évolution de la langue qui montre comment les locutions gagnent en emphase avec le temps (par exemple, pour dire « être au septième ciel », on disait « Cloud Seven » avant de dire « Cloud Nine »). Mais cela n’empêchera pas les gens de continuer à spéculer dans les années à venir – que dire de « la totalité des six yards » ?

 

Vous trouverez un tas d’autres expressions intéressantes du « slang » américain dans le nouveau cours de Babbel, « la langue familière américaine » !

 

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Quel lien y a-t-il entre rêver et apprendre une langue ?

Posted on July 9, 2014 by

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rêver et apprendre une langue

Vous êtes vous déjà demandé s’il y avait un lien entre rêver et apprendre une langue ?

Vous avez sans doute déjà entendu des gens parler du moment où ils ont commencé à rêver dans une langue étrangère. C’est souvent considéré comme un signe de maîtrise de la langue. Dans les années 80, le psychologue canadien Joseph De Koninck a observé que les étudiants de français qui parlaient français plus rapidement dans leurs rêves progressaient plus vite que les autres étudiants.

Mais étaient-ils plus rapides parce qu’ils rêvaient ou rêvaient-ils parce qu’ils étaient plus rapides ?

Psychologues et spécialistes des sciences neuronales ont fait des recherches sur le lien entre rêver et apprendre une langue, mais il est difficile de décrire exactement ce qui se passe en rêve. Certaines personnes affirment parler parfaitement en rêve une langue qu’ils parlent à peine dans la vie. Les rêveurs ne sont donc pas des témoins fiables.

Le subconscient est capable de faire des merveilles, comme le cas de cette patiente dans le coma qui à son réveil avait oublié sa langue maternelle et ne parlait qu’allemand. Peut-être que lorsqu’on apprend une langue, le cerveau accumule des informations que votre esprit conscient ne peut absorber et qui resurgissent en dormant ?

Ou peut-être pas.

Le problème est qu’il est difficile de prouver autant l’une que l’autre théorie. Les rêves ont-ils un réel but psychologique ou psysiologique ? Cette question est vivement débattue. Les hypothèses les plus communes sur le pourquoi des rêves, incluent une manière de résoudre les problèmes, de traiter les informations ou se débarrasser des éléments dont le cerveau n’a pas besoin.

 

Nous sommes de l’étoffe dont les songes sont faits, et notre petite vie est cernée de sommeil.

– William Shakespeare, La Tempête

 

La science ayant des difficultés à expliquer les rêves, ils demeurent bien une porte d’entrée vers le surnaturel. Il ont aussi des fonctions culturelles importantes et spécifiques : prenez les shamans qui utilisent les rêves pour prédire l’avenir par exemple, ou encore l’attrait toujours présent de la voyance.

Peut-être que rêver dans une autre langue est l’expression de notre désir de s’approprier cette langue et sa culture, exploitant le sentiment d’appartenance qu’une nouvelle langue peut amener. Que vous le considériez comme une étape linguistique ou non, cela indique une grande conscience et un engagement envers une nouvelle langue.

 

Sommeil extrême

rêver et apprendre une langue

Donc, l’apprentissage par le sommeil (hypnopaedia), lorsqu’on écoute des enregistrements pendant le sommeil, peut-il être efficace ?

Même si une récente étude affirme que oui, la réponse est non. Les recherches ont largement discrédité cette idée. “Ces éléments perturbateurs du sommeil impliquent que le cerveau doit rester alerte afin d’écouter, ce qui vous empêche d’atteindre le sommeil profond qui est essentiel pour l’esprit,” explique Florence Cardinal, de la Fondation Nationale Canadienne pour le Sommeil (Canada’s National Sleep Foundation).

Elle recommande de réviser la matière plusieurs fois avant de dormir et de laisser ensuite le cerveau faire son travail.

L’être humain dort en moyenne 8 heures par nuit durant 75 ans. Cela représente 220’000 heures de sommeil. Et si on pouvait activement mettre ce temps à profit ?

Bienvenue dans le monde du rêve lucide, lorsqu’on peut contrôler ses rêves.

Cette idée controversée a été développée par le psychiatre néerlandais Frederik van Eeden et a engendré toute une industrie d’individus désireux de vous aider “à explorer vos rêves, à satisfaire toutes vos fantaisies et à exploiter votre génie créateur”, gratuitement.

Cette idée a parfois même été soutenue par la science. Le parapsychologue britannique Keith Hearne a démontré dans les années 70 qu’une personne dans un rêve lucide pouvait faire des mouvements d’yeux délibérés, et des études plus poussées de Stephen LaBerge de Standford ont montré que l’activité du cerveau durant un rêve lucide était différente de lors d’un rêve ordinaire. Les sceptiques s’interrogent si le rêve lucide est bel et bien du sommeil ou un état de méditation.

Les rêveurs lucides affirment que l’on peut apprendre de nouvelles informations, comme des mots que l’on n’a jamais entendu auparavant, durant un rêve. On pourrait même par exemple prendre la décision consciente de réviser du vocabulaire, pratiquer des verbes ou encore d’avoir une conversation avec une personne imaginaire dans une autre langue.

Que diriez-vous de pouvoir utiliser l’outil de révision Babbel en dormant !

Les théories sur le sommeil sont parfois farfelues ! Comme celle de Jan Born de l’université de Tübingen, qui a découvert que faire passer un courant électrique dans la tête des gens endormis augmentait leur mémoire de 8%. À ne pas tester chez soi !

En quelles langue rêvez-vous ? Êtes-vous un rêveur lucide ? Faites nous part de vos commentaires !

 

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Language du football brésilien : des racines aux fleurs

Posted on July 4, 2014 by

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Brazilian football language

Alors que la Coupe du Monde bat son plein, tout le monde affine son vocabulaire sur le language du football brésilien et utilise à profusion des expressions comme jogo bonito! et golaço!.

Ces mots font partie du vocabulaire de tout fan de foot qui se respecte, preuve que la culture du football brésilien influence le monde entier.

Pourtant, la naissance du football brésilien ne remonte qu’à un siècle à peine. Nous devons y reconnaître l’influence d’une petite île, qui n’a gagné qu’une seule Coupe du Monde, comparé aux cinq gagnées par le Brésil ; il s’agit de l’Angleterre.

Deux ballons, une pompe et un livre de règles du jeu

Brazilian football language

Deux hommes en particulier ont été déterminants dans l’importation du football au Brésil.

Charles Miller (à gauche), fils d’un ingénieur ferroviaire écossais et d’une Brésilienne d’origine anglaise a été envoyé à Southampton, en Angleterre pour étudier. Il y a appris à jouer au cricket et au football, et est retourné dans sa São Paulo natale avec deux ballons de foot, une pompe et un livre de règles de jeu.

Dans sa biographie de Miller, l’auteur John Mills cite un journaliste médusé de São Paulo, qui décrivait comment des sportifs britanniques se réunissaient les weekends pour “tirer dans quelque chose qui ressemble à une vessie de boeuf, ce qui leur procurait grande satisfaction ou déception lorsque cette sorte de vessie jaunâtre entrait dans un rectangle formé par des poteaux.”

Miller a joué un grand rôle dans la création du São Paulo Athletic Club. Il s’est bien sûr attribué le poste de buteur.

Pendant ce temps, en Suisse, un jeune homme du nom de Oscar Alfredo Cox (à droite), issu d’une famille anglo-brésilienne découvrait aussi les joies du football. À son retour au Brésil, il organisa le premier match à Rio de Janeiro, en septembre 1901. Il eut vent de ce que Miller faisait à São Paulo et avec un groupe d’amis, il se dirigea vers le sud. Les deux hommes se rencontrèrent et s’affrontèrent sur le terrain. Ils jouèrent deux matchs qui se soldèrent tout deux par un match nul. Une année plus tard, Cox fondait, à l’âge de 22 ans, le Fluminense Football Club.

Les échos de l’anglais se font toujours entendre aujourd’hui dans le langage du football brésilien. Un arrière-centre est parfois appelé un beque (back). Un très bon joueur est un craque (crack). Vous devez chutar (shoot) pour marquer un gol, et si vous en marquez suffisamment, votre time (team) remporte le troféu.

La vie est un terrain de jeu

Brazilian football language

En 1919, le derby local de Rio a rassemblé 18’000 personnes et 5’000 autres qui n’ont pu assister au match car ils n’y avait plus de ticket.

Comment se fait-il que le football a eu autant de succès au Brésil ?

L’accessibilité a certainement été un facteur. Tout ce dont vous avez besoin est d’un terrain plat (même pas toujours parfois) et un ballon. Aucun équipement spécial. Ceci n’explique pas totalement pourquoi ce sport a remporté un tel succès, si l’on regarde la Chine et l’Inde par exemple, qui sont des pays d’une taille comparable au Brésil mais qui n’ont pas adopté le football dans une telle proportion. Au Brésil, il est devenu une religion, une philosophie, une identité et une langue.

Au Brésil, le ballon qui contrairement au français, est féminin (a bola) doit être chéri et protégé. Le pire que l’on puisse faire est pisar na bola, marcher sur le ballon. Vous pouvez aussi pendurar as chuteiras, suspendre les chaussures de football, et tirar o time de campo, renoncer parce que tout espoir est perdu (forfait). Si la défaite est vraiment cuisante, vous pouvez avoir souffert une maracanaço – en référence à la défaite du Brésil face à l’Uruguay au Stade Macaranã lors de la finale de la Coupe du Monde de 1950, toujours un drame national collectif, après plus de 50 ans.

De nombreuses expressions nées sur les terrains de foot sont aujourd’hui utilisées dans la vie de tous les jours. Le mot golaço n’est pas réservé qu’aux buts spectaculaires : cela peut aussi être utilisé pour des faits extraordinaires, comme impressionner un client avec votre présentation powerpoint. Vous faites bonne impression lorsque vous “vestir a camisa” (portez la chemise), lorsque vous représentez votre entreprise de manière admirable.

Et si vous finissez par voler le fameux client et monter votre propre entreprise (on est tous un peu égoïste n’est-ce pas), c’est que vous avez su “bater o escanteio e cabecear a bola” (tirer un corner et marquer de la tête). Après tout, tout est un “pontapé inícial” (coup d’envoi), un nouveau départ.

Temps supplémentaire

Voici quelques expressions supplémentaires que l’on peut entendre couramment. Vous ne voulez pas que votre équipe soit “à la lanterne” (estar na lanterna), la dernière.

Tout le monde veut “manger le ballon” (comer a bola), jouer très bien.

Aucun gardien ne veut “lever une dinde” (levar um peru), laisser passer un but.

Maintenant que vous en savez plus sur l’histoire du football brésilien, essayez notre quiz:  Expressions sur le football brésilien !

 

Photo 1: ‘World Cup football – Soccer ball with flags of different countries’ ©iStock.com / andresr

Photo 2: Charles Miller & Oscar Alfredo Cox | CC0 1.0

Photo 3 ‘Maracana Stadium’ ©iStock.com / CelsoDiniz

 

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Quelles sont les raisons qui motivent l’apprentissage des langues ?

Posted on June 18, 2014 by

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Si vous étudiez une langue en ce moment, prenez un instant pour réfléchir à cette question : pourquoi ?

La question a été récemment posée en termes économiques. Freakonomics a lancé l’idée avec un podcast qui posait la question des bénéfices financiers de l’apprentissage d’une langue. Sur le blog Prospero de the Economist, Robert Lane Greene indique que les résultats sont supérieurs à ce qu’ils avaient estimé et varient fortement en fonction de la langue.

Cette question vaut la peine d’être débattue, même s’il est un peu triste de réduire la beauté (et les bénéfices inquantifiables) d’apprendre une langue, à des retombées économiques ou des investissements.

Mais ce facteur peut-il ou non être décisif ? Pour quel groupe d’âge ou nationalités ? Quelles sont les raisons principales qui poussent les gens à vouloir apprendre une langue ?

Ce sont des questions qui nous préoccupent constamment, et c’est pourquoi nous avons interrogé nos utilisateurs.

Les résultats de cette enquête Babbel sont maintenant disponibles. Plus de 5000 personnes y ont participé, dans 6 pays : la France, l’Allemagne, La Grande Bretagne, l’Italie et les États-Unis. Nous les avons interrogés sur leur motivation à apprendre une langue et leurs habitudes d’apprentissage, et avons analysé les résultats par âge et par pays.

 

Voyager, affinité pour une langue – et rester alerte mentalement

Lorsque nous leur avons posé la question, les utilisateurs avaient la possibilité de choisir jusqu’à trois réponses. Les deux réponses les plus citées, “pour mieux communiquer en voyage” (26%) et “par intérêt pour une langue” (22%) ne nous ont pas surpris.

Mais la troisième réponse la plus populaire “pour rester alerte mentalement” (17%) démontre à quel point la perception de l’apprentissage des langues est en train de changer.

Les progrès technologiques actuels dans le domaine de la neuroscience nous fournissent une pléthore d’études réjouissantes sur l’apprentissage des langues, démontrant qu’apprendre une langue étrangère stimule les fonctions cognitives, ralentit le vieillissement du cerveau et retarde la démence. Ceci explique aussi le succès d’entreprises “d’entraînement cérébral” comme Lumosity et Fit Brains, qui vantent les mérites et les bénéfices sur la santé de l’apprentissage des langues et de la gymnastique cérébrale.

Apprendre une langue est de plus en plus vu comme un outil direct d’amélioration cognitive.

L’âge, naturellement, est une variable cruciale : plus de 30% des personnes de plus de 70 ans voient l’apprentissage d’une langue comme un moyen de se maintenir alerte mentalement, tandis que seuls 5% des utilisateurs de moins de 18 ans invoquent cette raison.

 

La discipline française, le laisser-faire allemand

Contrairement à tous les stéréotypes sur l’efficacité allemande et la paresse française, 60% des utilisateurs français “étudient à un rythme fixe”, en comparaison à 38% des Allemands seulement. Les Français sont aussi en tête pour ce qui est d’apprendre tous les jours (23%).

Le système scolaire français, à la discipline stricte et aux leçons régulières semble mener à ce résultat. Cette théorie se justifie par certaines anecdotes qui viennent etayer cette théorie : en effet, nombreux sont les utilisateurs français qui nous écrivent pour excuser lorsqu’ils ont eu un empêchement les éloignant quelques jours de trop de leur apprentissage.

 

Montrez-moi l’argent

Alors combien de personnes sont en réalité motivées à apprendre une langue pour des raisons principalement écomomiques ?

Ceux qui disent apprendre “pour chercher un emploi” le sont sans doute. Si nous étions généreux, nous pourrions aussi inclure ceux qui le font “pour leur emploi”, augmentant ainsi leurs chances de promotions ou d’obtenir un nouveau poste.

Si on combine ces deux facteurs, alors ce sont les Italiens qui sont en tête de la liste (18%), suivis des Allemands (12%), et des Français (10%). Les États-Unis arrivent en dernier avec seulement 5%.

Néanmoins si la raison économique n’est pas à écarter, il semble qu’elle ne soit pour beaucoup pas la principale motivation pour apprendre une langue, puisque “mieux communiquer en voyage”, “l’intérêt pour la langue” et l’envie de“rester alerte mentalement” sont de loin les facteurs les plus motivants pour les utilisateurs Babbel.

 

 

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Quiz: expressions sur le football brésilien

Posted on June 11, 2014 by

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Êtes-vous un connaisseur en matière de football ? Savez-vous quelle est la différence entre un milieu défensif et un latéral? ? Savez-vous comment la Hongrie a révolutionné les tactiques dans les années 1950 ? 

Nous non plus. 

Participez à notre quiz pour découvrir les différentes expressions footballistiques brésiliennes et impressionnez vos amis durant la Coupe du Monde avec votre jargon de professionnel.

 

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Conseils d’utilisateurs : comment mémoriser votre vocabulaire

Posted on June 4, 2014 by

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Nous vous avons demandé quelle est votre méthode personnelle pour mémoriser le vocabulaire, et vos conseils ont été formidables. Nombre d’entre eux sont des bons vieux classiques, d’autres sont plutôt inattendus. Quels sont ceux que vous utilisez, quels sont ceux que vous pourriez ajouter ? Dites-le-nous avec vos commentaires !

 

1. Faire du sport en récitant son vocabulaire - Joseph

C’est d’une efficacité prouvée. Une étude de 2010 a testé des personnes qui apprenaient du vocabulaire tout en faisant du vélo. Elle a montré que « la pratique simultanée d’une activité physique et de l’apprentissage de vocabulaire facilitait la mémorisation de mots nouveaux ».

 

2. « Chanter les mots appris » – David (et Charlie)

Chanter est une excellente méthode pour mémoriser le vocabulaire, mais aussi en général pour apprendre une langue – allez donc lire le post de Benny Lewis sur le sujet, complet avec karaoké. Des chercheurs de l’Université d’Edinburgh ont montré que les adultes qui chantent des mots et des phrases dans des langues étrangères s’en souviennent ensuite deux fois mieux.

 

3. Noter les mots sur des fiches et les apprendre dès qu’une occasion se présente – Stefan (et Milène)

Faire des fiches de vocabulaire est une technique d’apprentissage appréciée et qui a fait ses preuves. Certains affectionnent les fiches illustrées, d’autres préfèrent écrire de courtes descriptions ou des traductions au dos de la fiche. Les fiches ont l’avantage de permettre de jouer de plein de manières – jeux de mémoire, jeux de cartes, jeux d’association, cadavres exquis, etc.

 

4. Utiliser les mots dans des phrases ou des conversations avec soi-même (parler tout seul en plusieurs langues) – Chris (et Zelu)

Ne vous gênez pas ! Matthew Youlden, polyglotte qui fait partie de l’équipe Babbel, recommande et utilise lui aussi cette technique.

 

5. Regarder des films en VO, avec des sous-titre dans la langue originale ; noter les mots inconnus et en chercher le sens, puis revoir le film avec tous les mots traduits. Ça marche ! – Claudio

Un chouette conseil pour les amateurs de films. Ça prend certes du temps, mais pour les amoureux des langues et du cinéma, qu’y a-t-il de plus agréable que de savourer un Almodóvar ou un Bergmann dans sa langue originale ?

 

6. « Jouer à des jeux vidéo dans la langue que j’apprends » Julius

En effet. Dans les jeux vidéo, le vocabulaire est constamment répété et renouvellé. C’est d’ailleurs étonnant que les jeux vidéo n’aient pas davantage été pris au sérieux comme instrument d’apprentissage des langues : avec la naissance des jeux en ligne multijoueurs et la possibilité de modifier ses paramètres géographiques et linguistiques, il est temps de reconsidérer les jeux vidéo dans cette perspective. Les jeux créent souvent des situations authentiques qui requièrent une interaction concrète et spontanée – pas le temps de regarder dans le dictionnaire quand une armée d’orques est sur le point d’attaquer !

 

Pour finir, un conseil chaleureux de Lavinia, Iyes et Nicole, pour qui la meilleure méthode pour apprendre du vocabulaire est… Babbel ! Merci à tous ceux qui ont participé via facebook. Et n’hésitez pas à joindre vos propres conseils dans les commentaires ci-dessous…

 

 

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Pourquoi la grammaire (tout comme les broccolis) sont bons pour vous

Posted on May 27, 2014 by

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Ce mois-ci Babbel se concentre sur la grammaire, avec un grand choix de nouveaux cours bons pour la santé. Paraissent également des cours d’approfondissement en italien, sur la prononciation ou encore les faux-amis.

 

Pauvres brocolis, paria du monde végétal ! Malgré le fait que cet aliment soit excellent pour la santé et que le président américain Obama ait déclaré que c’est son aliment favori, ce légume est toujours détesté des enfants du monde entier, et même de certains adultes.

Un peu comme la grammaire. Des années scolaires entières obligés à conjuguer des verbes et porter dans son sac à dos des livres gros comme des annuaires téléphoniques ont en dégoûté plus d’un, à tel point que beaucoup se demandent si ça en vaut vraiment la peine.

Mais la grammaire peut ne pas être une corvée. Le tout est de bien savoir la préparer.

En petites portions, la grammaire peut être très digeste. Elle vous permet de comprendre ce qui se dit ou ne se dit pas dans une langue. Elle vous donne les bases nécessaires pour parler et écrire. De plus, elle ne vous donne pas seulement les outils pour comprendre et créer du langage, mais elle vous donne aussi un aperçu de comment les gens d’une culture différente pensent et se comportent. Par exemple, pourquoi les Chinois, qui parlent une langue dans laquelle le futur n’existe pas, ont tendance à être plus économes.

Ce mois-ci donc, les nouveaux cours sortis du four de Babbel incluent de la succulente grammaire, de la prononciation, et des faux-amis en dessert.

 

Utilisateurs francophones : Prononciation néerlandaise (consonnes), cours débutant de polonais 1, cours d’approfondissement d’italien 1

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7 raisons pour lesquelles nous aimons les listes – et pourquoi elles nuisent à notre cerveau

Posted on May 22, 2014 by

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Nous aimons les listes parce que nous ne voulons pas mourir.

- Umberto Eco, Vertige de la liste

 

Sur internet se développe de plus en plus ce qu’on appelle en anglais les « listicles », c’est-à-dire des articles rédigés sous forme de « listes » ou de « tops ».

Ils sont partout et appâtent le lecteur avec des titres accrocheurs du genre « Les 15 moments les plus emblématiques du métro parisien » ou « Top 10 des métiers qu’on peut faire quand on a une raie sur le côté ». (Non, ne partez pas !).

Ça fait rire les uns, les autres y voient une démonstration supplémentaire de la bêtise humaine. Les « listicles » font le succès de sites web américains comme Buzzfeed (qui existe déjà en français) ou Listverse et s’imposent également dans la presse écrite. Ils sont tellement omniprésents qu’on finit par trouver des raisons de les détester.

Les « listes » ou « tops » sont l’expression d’une tendance très actuelle de l’esprit à se laisser constamment divertir et déconcentrer. D’où l’intérêt de se demander quel est l’effet que cela produit sur nous et sur notre mode de pensée.

(more…)

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Roll on: L’histoire des vélos Babbel

Posted on May 14, 2014 by

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Grégory Simon dans son état naturel – Photo de James Lane pour Babbel.com

Un mercredi matin ensoleillé du mois de mars, Grégory Simon se préparait pour aller au bureau. Il prit sa douche, s’habilla, avala une tasse de café et se mit en route.

Quelques heures plus tard il arriva au bureau, l’air exténué.

« Je me suis fait voler mon vélo ! »

Grégory a grandi au pied des Alpes, il a passé toute son enfance à arpenter les montagnes d’Annecy en vélo. Il est toujours venu au bureau en deux roues, préférant braver le temps berlinois plutôt que d’être coincé dans les embouteillages. Il était très attaché à son vélo.

Toute personne qui s’est fait voler son vélo une fois dans sa vie sait à quel point cela peut être frustrant, mais cette fois, le voleur avait étrangement bien choisi son jour. En effet, c’était précisément le jour où Babbel avait passé une commande de plus de soixante-dix vélos neufs.

Assemblage: Michael Grünke de whitebox travaille sur le prototype. Photo de whitebox

À une époque où le développement durable prend de plus en plus d’importance, fournir des vélos aux employés peut sembler une idée naturelle. Pourtant, très peu d’entreprises le font.

« Nous voulions donner à nos employés quelque chose dont ils auraient envie de se servir tous les jours, un vélo de qualité vraiment supérieure », explique Markus Witte, le PDG de Babbel. « Berlin est une ville idéale pour le vélo, et puis cela correspondait bien à notre philosophie : nous voulons encourager nos employés à garder un mode de vie sain. »

En moyenne, environ 500.000 personnes sillonnent Berlin à vélo chaque jour, utilisant 620 km de piste cyclable et représentant plus de 13% de la circulation globale.

Cycliste passionné, Markus a travaillé avec l’agence de design whitebox pour développer un vélo qui réponde aux besoins des employés qui s’en serviraient pour faire la navette jusqu’au bureau ou pour effectuer de longs trajets.

« Un vélo présente ses propres défis, » explique la styliste Maya de Silva. « Vous devez prendre en compte le point de vue du cycliste mais aussi celui du spectateur. Quelles dimensions faut-il prévoir pour que certains éléments puissent agir à une certaine distance ? Ce travail était tout nouveau pour nous. »

Modèles pour vélos homme et femme. Illustration de whitebox

« Markus nous a donné carte blanche. Bien sûr, le positionnement de la marque était important, mais il était aussi très ouvert à nos suggestions plus générales. La première étape a été de choisir le vélo: nous avons étudié différents fabricants, il fallait se décider entre un cadre en aluminium ou en acier ».

Finalement, nous avons opté pour un cadre plus léger, en aluminium, le Müsing Twinroad, équipé d’un Moyeu de vélo interne Alfine 8 vitesses de Shimano.

Ensuite, chacun pouvait spécifier la taille et le type de cadre qu’il voulait, ainsi que la forme du guidon (droit ou recourbé).

Les vélos sont fabriqués sur mesure en Allemagne. Toutes les deux semaines, un technicien les réparera gratuitement dans les bureaux de Babbel. On espère que cela leur garantira une vie longue et heureuse – aux vélos comme à leurs propriétaires!

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Pourquoi les Italiens parlent-ils avec les mains (et pas les Scandinaves)

Posted on May 7, 2014 by

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Photo by Haraldo Ferrary / CC 2.0

 

When the moon hits your eye like a big pizza pie

That’s amore…

 

Amour. Furie. Passion. Les Italiens sont bien connus pour parler avec les mains, comme si les sentiments qui bouillonnent en eux ne pouvaient être transcrits par de simples mots, mais avaient besoin d’un doigt accusateur, d’un appel au ciel ou d’un poing fermé.

Les Scandinaves, en revanche, ne le sont pas du tout.

Selon les stéréotypes traditionnels, nos frères du nord sont plus raisonnés et réservés. Bien sûr ils ressentent aussi de vives émotions, mais ils sont moins enclins à les exprimer physiquement.

Oui, ce sont des clichés culturels, mais peu de gens contestent le fait que les Italiens ont tendance à utiliser leurs mains pour s’exprimer. Et s’il y avait un impératif biologique derrière tout cela ? Et si les gestes aidaient en fait nos cerveaux à se développer ? S’il y avait un lien entre la manière dont nous utilisons nos mains et celle dont on résout les poblèmes?

 

La passion du sud face à la réserve du nord

Voyons tout d’abord quelques stéréotypes.

L’idée selon laquelle les pays du sud sont plus chauds, autant du point de vue du climat que du tempérament est rarement remis en question.  C’est cependant une idée difficile à prouver.

Si nous acceptons qu’il y a là une part de vérité, alors pourquoi les langues germaniques sont plus cérébrales, tandis que les langues romanes plus, disons, romantiques ? Il fait plus froid en Norvège donc les gens gardent leurs mains dans leurs poches ? Est-ce que la complexité de la grammaire allemande et des langues de la même famille aide à avoir une vue plus analytique du monde ?

C’est l’éternelle question de l’oeuf ou de la poule entre le language et la culture et il n’y a pas de réponse simple.

Par contre, ce qu’on apprend c’est que la relation entre gestes et language est cruciale pour le développement du cerveau humain.

 

Anguille sous roche

Une récente étude a démontré qu’il y a un lien clair entre le circuit de la vocalisation et celui des gestes pectoraux dans une certaine partie du cerveau des poissons. En d’autres termes, un lien entre les sons qu’ils émettent et comment ils utilisent leurs nageoires.

Le Professeur Andrew Bass, qui a mené cette étude à la Cornell University, pense que tout ceci fait partie de la “grande histoire de l’évolution du language au sens large.”

À l’Université Pompeu Fabra de Barcelone, deux chercheurs ont étudié comment les bébés gesticulent, entre la fin de la période de babillage et le moment où ils commencent à prononcer des mots. Leur recherche, publiée en février 2014 affirme que les enfants coordonnent le langage et les gestes avant même de commencer à parler.

“L’étude du language et de la communication humaine ne peut pas être menée à bien en ne tenant compte que du language verbal,” explique Núria Esteve Gibert, l’une des chercheuses, à SINC.

Le geste le plus commun chez les bébés ? Montrer du doigt.

Les chercheurs de l’État de San Francisco ont poussé cette recherche à un autre niveau et ont observé le lien entre les gestes et la résolution de problèmes. Il apparaît que les enfants qui font souvent des gestes dans la vie quotidienne accomplissent mieux certaines tâches.

Ceci s’applique à n’importe quel âge, explique  l’une des auteurs de l’étude la Professeur en Psychologie Patricia Miller: “Même nous autres adultes, nous accomplissons parfois des gestes lorsque nous essayons d’organiser nos factures ou nos armoires. Lorsque notre tête est débordée, nous laissons nos mains assumer une certaine partie de la charge cognitive.”

 

Vers une théorie de l’apprentissage “corporel”

Ceci a d’importantes implications sur comment nous apprenons des langues et soutient l’idée qu’apprendre est une activité “corporelle”, quelque chose qui implique une complexe interaction entre le cerveau et le corps. Les gestes ne sont pas seulement situés dans le corps, pas plus que les pensées ne le sont uniquement dans le cerveau.

(Si vous voulez tester cette idée, pensez simplement à quelqu’un que vous aimez ou que vous détestez et observez ce que fait votre corps.)

Cette vision de l’apprentissage des langues a donné naissance à la méthode “Total Physical Response” une manière d’enseigner les langues à travers le mouvement.

Et ce n’est pas seulement le cas des enfants. Les apprenants adultes font souvent quelque chose de similaire de manière inconsciente lorsqu’ils apprennent une nouvelle langue. Notre mémoire aime les associations physiques. Certaines personnes aiment utiliser des gestes de la main pour pratiquer des tons dans des langues comme le vietnamien ou le mandarin.

On admet pourtant que cela n’explique pas vraiment pourquoi les Italiens aiment faire des gestes quand ils parlent, mais peut-être, et seulement peut-être, ils savent depuis longtemps ce que la science commence à peine à comprendre : s’exprimer avec les mains est une excellente manière de seconder notre cerveau.

 

‘Sea Robin’ photo by Jojoe.photography / CC 2.0

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