The Babbel Blog

Language & Learning

Pourquoi votre langue maternelle détermine la manière dont vous apprenez une langue étrangère

Posted on April 3, 2014 by

Comment se fait-il que la plupart des Français ont plus de facilité à apprendre l’italien que l’allemand ? Pourquoi est-il moins difficile d’apprendre l’allemand si on parle déjà l’anglais ? Et pourquoi le turc ou l’indonésien sont-elles des langues particulièrement difficiles pour nous ?

La réponse est simple, si vous avez déjà entendu parler de familles linguistiques: il s’agit de groupes de langues similaires qui découlent d’une même langue de base. Ainsi, six des langues que nous proposons font partie des langues dites germaniques: l’allemand, l’anglais, le néerlandais, le danois, le suédois et le norvégien. Parmi celles-ci, les langues scandinaves se ressemblent tout particulièrement. La deuxième grande famille linguistique que l’on trouve chez Babbel est celle des langues romanes: l’espagnol, le portugais, le français et l’italien en font partie. Au sein d’une famille linguistique, les différentes langues ont beaucoup de points communs. Parmi ceux-ci, on compte par exemple les expressions concernant le temps. Le lien familial linguistique influence aussi les règles et les concepts grammaticaux.

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Qu’est-ce que cela implique dans l’apprentissage d’une langue étrangère et dans le suivi de cours chez Babbel ?

La plupart du temps, nous élaborons les nouveaux cours pour une langue d’apprentissage en allemand, puis nous les adaptons aux six langues que nous proposons. Nous veillons généralement à rester le plus proches possibles de la langue d’apprentissage, c’est-à-dire que nous privilégions les mots et les structures de phrases similaires à celles de la langue d’apprentissage. Le principe est simple: plus la langue que vous maîtrisez déjà est proche de celle que vous souhaitez apprendre, plus vous en comprendrez les règles et le fonctionnement. Ainsi, quand vous apprenez une langue appartenant à la même famille linguistique que votre langue maternelle, vous aurez besoin de moins d’explications que quelqu’un dont la famille linguistique diffère de la langue d’apprentissage.

Voilà comment nous adaptons les cours Babbel à votre langue maternelle

Voici un exemple: la différence entre les verbes “pouvoir” et “savoir” n’est pas aussi évidente pour un Allemand qui apprend le français que pour un Italien. En Italien, en effet, il existe les verbes correspondants “potere” et “sapere”, alors qu’en allemand, il ont un seul et unique verbe correspondant: “können”. Les explications concernant la situation dans laquelle il vaut mieux utiliser “pouvoir” – quand quelque chose est autorisé ou possible – ou “savoir”, qui implique davantage une notion de “capacité, de connaissance, d’habilitation” sont superflues dans les cours de français pour les italiens. Bien entendu, toutes les personnes qui apprennent le français doivent cependant apprendre les différentes déclinaisons des verbes “savoir” et “pouvoir”.

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À l’inverse, il est parfois nécessaire d’ajouter des explications dans la traduction de nos cours allemands dans une autre langue. Ainsi, les Allemands ont l’habitude de décliner les verbes:  “ich bin, du bist, er/sie/es ist, …”. Dans le cours de français pour les Allemands, il n’est donc pas nécessaire de préciser, par exemple dans la présentation du verbe “être”, qu’il existe une forme verbale pour chaque pronom personnel. Les locuteurs suédois, en revanche, qui se servent de la même forme verbale pour tous les pronoms personnels- “jag är, du är, han/hon/den/det är, …” auront besoin d’une explication supplémentaire comme celle-ci:

Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois
Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois

 

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Le français: Une langue mondiale ?

Posted on March 20, 2014 by

À l’occasion du Jour International de la Francophonie, célébré aujourd’hui dans le monde entier, nous avons mené une petite enquête sur la langue française et fait d’intéressantes découvertes, que nous souhaitons partager avec vous.

Le français est l’une des rares langues parlées dans le monde entier. C’est la sixième langue la plus parlée au monde, après le mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il y a actuellement plus de 220 millions de francophones dans le monde.

En Europe, les plus grandes populations de francophones se trouvent essentiellement en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le français est la deuxième langue maternelle la plus répandue en Europe. Les démographes prévoient même que le taux de natalité en France fera passer le français en tête de l’Europe d’ici 2025 (sauf si un grand pays comme admettons la Turquie rejoint l’Union Européenne).

La langue de Molière est également la deuxième langue la plus apprise au monde. Avec l’anglais, elle est enseignée comme langue étrangère dans le système scolaire de la plupart des pays. Chez Babbel, elle est l’une des langues les plus sollicitées parmi nos apprenants. Et cela ne fait qu’augmenter!

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The Learning Revolution: It’s Not About Education

Posted on January 8, 2014 by

Wired, the US magazine on emerging technologies, published an article from Markus Witte, CEO and co-founder, on the the revolution taking place in private learning. Read it here:

The education system is changing. Established teaching methodologies are reaching their limits in most developed countries. New requirements are needed. In the search for solutions, technology is playing an increasingly prominent role — allowing for new approaches such as the “inverted classroom,” Massive Open Online Courses (MOOCS) and “mobile learning”. We keep hearing of an “education revolution” — one in which technology will bring upon a radical transformation in schools and universities.

There are certainly great hopes for a change to the better but recent news are somewhat discouraging. Some even spoke of a “backlash” after Udacity, one of the most ambitious projects to revolutionize higher education, changed course towards corporate customers. Other, less well-known initiatives are also struggling: I recently spoke on a panel about “the future of education” together with a manager from a large publishing house that develops new digital products for schools and a CEO of a startup that built an adaptive software tool for maths education. Both discussed ways to persuade governments, ministries and committees to use their newest tools. But even to run a test involves a sales cycle of way more than a year — not exactly the pace of a revolution.

 

Education Will Change With the Way We Learn

Real changes and disruptions usually come “from below”: through the individual decisions of the many rather than through sweeping decrees from the government. From the car to the internet to the tablet to the iPhone — that is, in all the great upheavals that new technologies have created in our lifestyle, culture, and working environment — it has been the many individuals that have decided to adopt changes, not the politicians.

The good news is that there is indeed a revolution going on. But it is not about education systems. It is about learning. It is people taking learning into their own hands. A new trend is initiated by a whole new breed of learning technology start-ups that set out to make learning easier for everybody. Their goal is not to alter elementary education or university teaching. They do not deal with governments; their customers are not countries and states. They are focused solely on their users — people who want to learn something. And this is a powerful force to harness.

Learning tools like Babbel are directly tailored to the user; there are no institutions in between. People decide for themselves whether or not the product helps them toward their goals and is worth their money. It’s a much smaller-scale enterprise than a nationwide introduction of new software for schools or the building of an online university.

These upheavals are also taking place in the learning sphere but outside of the established educational systems. Students are currently not the most active in this change process. As a rule, they study for their degrees and final exams with a goal clearly in mind. Formal education is more about passing a French exam than about being able to actually talk to a French person. This is because a degree or certificate is often equally valuable as the actual knowledge or skills.

 

The Learning Revolution is Taking Place at Home

More and more people are using new technologies for self teaching. Let’s look at language learning for example. Over 100 million people all over the world are learning languages online today (1) — and only a fraction of them would ever have considered using traditional learning materials or courses to do so. As a part of my research, I have personally talked to some of them: It would never have occurred to the nurse in Louisville to buy a textbook or an expensive CD to learn a language — but now, she’s studying German on her tablet after her shift. The same holds true for the retiree in southern France who started to learn English on his laptop at the age of 70, or for the London banker riding home on the tube practicing Spanish on the latest iPhone. This group of people has decided to self teach because they came across learning tools of a new generation.

Technology is not really generating new demand but makes more things possible. E-mail, cameras in smartphones and Wikipedia are just a few examples of how this works. All these examples “replace” older technologies — and yet they open up completely new spaces.

The choices are manifold and changing at a breathtaking pace. In language learning alone, virtual classrooms, tutoring via video chat, learning communities with user-generated content, crowd-sourced translation services, and interactive services for self-learning offer a dizzying array of choices. Established standards and clear user expectations are nonexistent. Only one thing is for sure — the interest is enormous and the popularity of the internet and smartphone apps for learning is growing by leaps and bounds.

Language learning is only a part of a trend toward self-learning. Other offerings, from computer programming to brain training are popping up like daisies. No matter what the latitude or longitude, private individuals are deciding to learn on their own accord.

This revolution is taking place in living rooms and cafés, on public transport and in offices. It is carried out by people who decide to take their learning into their own hands — and they are finding ever more and better technology-based products to help them.

In the end, the education revolution might be a real, old-fashioned revolution: one that comes from below, takes unforeseen routes and hits the centers late in the process. It might already be in full swing and it might be way more powerful than it seems when we only look at the established education systems.

 

(1) a guess based on the compound user numbers of Babbel, Busuu, LiveMocha, duolingo = 140M alone. 40% of them probably use more than one platform (= 84M unique users) at least 20M more unique users will use smaller platforms

Read more about Markus Witte and the founding team here.

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L’anglais américain et l’anglais britannique

Posted on April 10, 2012 by

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L’anglais, c’est de l’anglais. Well, pas tout à fait ! Les différences entre l’anglais américain et l’anglais britannique sont parfois aussi grandes que l’Atlantique ou bien au contraire si subtiles que seul un œil (ou une oreille !) d’expert parvient à les détecter. Et comme si le jeu des différences n’était pas assez compliqué, certaines similitudes apparentes peuvent aussi s’avérer trompeuses – et provoquer des effets comiques bien involontaires. Le nouveau cours Babbel « L’anglais américain et l’anglais britannique » met enfin de l’ordre dans la confusion linguistique et culturelle qui règne entre Big Ben et la Statue de la Liberté.

Qu’il soit américain ou britannique, l’anglais s’est élevé au fur et à mesure des années au rang de langue mondiale universelle. Lingua franca du monde des affaires, l’anglais est utilisé comme langue officielle dans de nombreuses organisations internationales et est la première langue étrangère apprise dans la plupart des pays du monde. Mais quel est le « vrai » anglais ? Tandis que certains ne jurent que par le Queen’s English ou Oxford English, d’autres objectent que l’anglais le plus parlé est l’American English et que celui-ci a donc plus de poids.

Difficile de mettre les deux camps d’accord – il ne nous reste donc plus qu’à passer les (subtiles) différences à la loupe et essayer de s’y retrouver. Si vous avez par exemple une soudaine envie de chips, deux options : soit vous êtes aux États-Unis et commandez des ‘chips’, soit la fringale vous a pris en Angleterre et il vous faudra acheter des ‘crips’. Si vous vous trompez et commandez des ‘chips’ londonienne : pas de problème ! Vous ne mourrez pas de faim mais ne vous étonnez pas qu’on vous serve des frites qui, aux États-Unis, sont appelées ‘french fries’ ! Vous me suivez ? Pour vous aider à vous y retrouver dans ce chaos semé d’embûches, Babbel lance donc un nouveau cours avec des exercices d’écriture, de prononciation et de grammaire ainsi que des excursions dans le monde merveilleux du langage familier qui vous permettront d’assimiler les différences qui règnent actuellement entre les deux dialectes.

Car si le monde dans lequel nous vivons bouge, la langue est elle aussi soumise à des changements constants. Lorsque la langue anglaise, en 1620, traversa l’Atlantique avec les premiers colons, elle trouva en Amérique la liberté de poursuivre son évolution. Au contact de nouvelles plantes (le pacanier et le caryer par exemple), d’animaux inconnus (serpent à sonnette, l’opossum) et de caractéristiques géographiques encore jamais vues (ligne de partage des eaux, falaises), une extension de l’anglais traditionnel s’avérait tout simplement incontournable. Quelques mots de la langue des populations indigènes sont également venus enrichir le corpus de la nouvelle langue anglaise (‘moose’ – orignal, mocassin).

Au Moyen-âge, l’Angleterre se trouva 300 ans sous domination française ce qui n’a pas été sans conséquence pour la langue anglaise. De nombreux mots furent empruntés au français et l’orthographe de beaucoup de ces termes a, des siècles plus tard, été simplifiée par les Américains selon la devise « ça s’écrit (désormais !) comme ça se prononce ». L’orthographe britannique, inspirée du français, de ‘metre’ et ‘theatre’ est ainsi devenue ‘meter’ et ‘theater’ en version américain. Les puritains américains voulaient un anglais encore meilleur que celui parlé en Angleterre. C’est pourquoi Noah Webster, dont le dictionnaire – toujours en vente de nos jours – fut publié pour la première fois en 1828, simplifia l’orthographe par exemple en supprimant le ‘u’ muet de mots comme ‘flavour’ et ‘colour’ (également empruntés au français).

La langue suivit le mouvement des occupants direction l’Ouest profond, sauvage et – il faut bien l’avouer – un peu plouc. C’est sur les bateaux à aubes du Mississippi que faisaient office de tripots flottants qui naquirent de nouveaux termes tels que ‘wild card’ (Joker) et ‘pass the buck’ (faire porter le chapeau). La conquête progressive de l’Ouest par les colons marqua ainsi la fin de la langue parfaite dont rêvait Webster. L’anarchie se propagea, dans le pays comme dans la langue.

Bien sûr, beaucoup de mots n’ont pas réussi à traverser l’Atlantique. Quand un Américain parle de ses ‘pants’ (pantalon), l’Anglais, lui, porte toujours ses ‘trousers’ (et les ‘pants’ en dessous des ‘trousers’). D’autres termes ont, eux, survécu à la traversée mais leur signification a complètement changé : le mot britannique ‘football’ par exemple est utilisé aux États-Unis pour un sport qui se joue avec les mains ! Allez comprendre ! Alors, pour tous ceux qui veulent faire (et connaître !) la différence, le nouveau cours Babbel est fait pour vous !

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