The Babbel Blog

language learning in the digital age

Le portugais de la vie quotidienne

Posted on April 30, 2014 by

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Chacun de nous a déjà connu ces moments de grand embarras où l’on aimerait que le sol s’ouvre sous nos pieds et nous engloutisse. Mais qu’en est-il des faux-pas dont on n’a même pas conscience ?

Trois doigts mal placés peuvent rapporter pas mal d’ennuis, comme le savent ceux qui ont vu “Inglorious Basterds”. Si le lieutenant Hicox avait levé les trois bons doigts pour commander des verres, personne n’aurait deviné qu’il était un espion ennemi.

Les petites divergences culturelles peuvent avoir des conséquences énormes, surtout au Brésil.

Imaginez que vous vous trouvez à Rio ou à Sao Paolo, et que vous voulez signaler que “tout va bien” à quelqu’un qui se trouve de l’autre côté de la rue. Lequel des gestes figurant ci-dessus devez-vous faire ?

Si vous avez opté pour celui du milieu, vous devriez mieux y réfléchir. Dans certaines cultures en effet, ce signe indique que tout va bien ou qu’un repas était particulièrement savoureux. Au Brésil, en revanche, ce geste fait allusion à l’autre extrémité du tube digestif. Oui, voilà. Il ne serait pas étonnant, dans ces conditions, de voir rougir la personne à laquelle vous vous adressez.

Le nouveau cours de Babbel, “Le portugais pour la vie quotidienne”, peut vous aider à éviter les plus gros pièges. Il tourne essentiellement autour des subtilités du langage et des coutumes qu’on rencontre dans la rue. Vous apprendrez le vocabulaire haut en couleurs des soirées brésiliennes, les phrases pratiques de la vie de tous les jours et surtout, vous découvrirez comment les Brésiliens font la fête.

Si vous êtes un peu plus sûr de vous, vous pouvez aussi tester votre compréhension orale. Vous trouverez de nombreuses conversations sur les voyages, le shopping et, bien sûr, le football.

Il est temps de rafraîchir ses connaissances : la Coupe du Monde approche !

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Les gardiens du temple

Posted on April 25, 2014 by

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Photo by Elias Gayles / CC 2.0

Les anglophones non natifs sont trois fois plus nombreux que les locuteurs natifs. Qui peut donc prétendre aujourd’hui décider de ce qu’est le « bon anglais » ?

Les étudiants veulent tous le maîtriser. Les dictionnaires tentent de le définir. Les médias développent des guides de style complets qui lui sont consacrés et les gouvernements essaient de le contrôler.

Non, ce n’est pas d’une nouvelle épidémie de crack que nous parlons mais juste d’une langue : l’anglais.

Nous vivons certes dans un monde où les anglophones peuvent s’émerveiller de l’offre pléthorique de dictionnaires urbains aussi étranges que variés, hocher la tête quand un homme d’affaires indien leur demande de « prepone the meeting » (littéralement : reporter la réunion à plus tôt, néologisme formé sur le modèle du verbe « to postpone », reporter à plus tard) ou regarder la série américaine The Wire et réaliser qu’ils ont besoin de sous-titres.

Mais le « bon anglais » est encore est toujours une denrée avidement recherchée – et un vrai business. Alors, qui décide de ce qu’il est et de ce qu’il n’est pas ?

Des hommes, blancs et morts

En 1876, le ministre prussien de la Culture, Aadelbert Falk, convia les délégués de tous les territoires de langue allemande à Berlin pour y assister à la fort joliment nommée « Conférence pour l’établissement d’une plus grande unité dans l’orthographe allemande ».  L’allemand fut réformé et standardisé, un processus qui continue aujourd’hui encore, les dernières grandes modifications ayant été apportées en 1996.

La France a fait mieux encore en créant, en 1635, la vénérable Académie française qui exerce une autorité suprême sur toutes les questions relatives à la langue française. Aujourd’hui encore bien vivante et active – ce qui n’est pas une surprise quand on sait que ses 40 membres sont connus sous le nom d’« Immortels » – elle œuvre à un dictionnaire officiel qui fait la nique à l’anglais en insistant, entre autre, sur l’utilisation du mot courriel à la place d’e-mail.

Alors pourquoi n’existe-t-il pas quelque chose du genre pour l’anglais ?

L’histoire de la langue anglaise n’est pas celle de changements ordonnés ou de réformes, mais plutôt celle d’une grande bête énorme, titubant de continent en continent et façonnée par les accidents, les guerres et le hasard. Que ce soit en raison de la géographie, de la différence (ou peut-être de l’indifférence) culturelle, ou de l’expansion coloniale, le fait est qu’il n’existe pas d’institution unique dont les anglophones du monde entier puissent dire que c’est elle qui définit ce qu’est le « bon anglais ».

Le cuir et le papier

Les dictionnaires ont toujours été considérés comme les gardiens traditionnels de la langue et, dans le cas de l’anglais britannique, la sentinelle suprême est sans aucun doute l’Oxford English Dictionary.

Son système remarquablement détaillé de citations, nombre d’entre elles ayant été proposées par le pensionnaire d’un asile psychiatrique, est l’équivalent linguistique d’un socle rocheux fossilifère : lourd (plus de 60kg), difficile à creuser mais gratifiant si vous disposez des outils et de la patience nécessaires.

Dans le même temps, de l’autre côté de l’Atlantique, Noah Webster s’apprêtait à changer la façon d’écrire et de parler des Américains. On dit qu’il était sévère, toujours correct et totalement dénué d’humour, ce qui explique peut-être qu’il ait décidé d’écrire un dictionnaire – un qui a modifié à jamais la destinée de l’anglais américain. Les États-Unis pourraient même bientôt rendre un hommage tacite à son impact en faisant de l’anglais une langue officielle.

Pendant plus d’un siècle, ces dictionnaires ont été des forteresses imprenables. Mais l’ère du numérique érode leurs fondations et conteste leur autorité.

Quand avez-vous utilisé un dictionnaire pour la dernière fois ? Était-ce avant ou après la dernière fois que vous avez visionné un document Microsoft Word et vu une ligne rouge ondulée sous un mot ? Vous avez probablement utilisé la fonction de correction automatique, ou peut-être avez-vous consulté un dictionnaire participatif en ligne du type Wiktionnaire. C’est assurément plus rapide que d’aller chercher le dictionnaire papier sur votre étagère, mais qu’en est-il de la confiance ?

De nombreux méta-lexicographes (un excellent mot à lancer dans un dîner) ont longtemps cru que les utilisateurs considéraient les dictionnaires comme les dépositaires de la vérité linguistique plutôt que comme les indicateurs de l’usage réel de la langue. Ils donnent une idée de la façon dont nous devrions parler mais pas de celle dont nous parlons effectivement.

Mais si suffisamment de gens l’utilisent, à partir de quand la langue parlée devient-elle le « bon anglais » ?

Un temple en constante évolution

En 20001, David Foster Wallace déclara que la langue américaine était en pleine crise d’autorité. Aujourd’hui, l’anglais dans son ensemble semble traverser une crise d’identité.

C’est à la fois la langue d’une superpuissance coloniale dépérie et de ses anciennes colonies mais aussi la langue d’une superpuissance en train de dépérir, la langue d’Hollywood, la lingua franca des affaires, de la science et de l’Internet, la langue par défaut des voyageurs de tous horizons et probablement la bête noire de millions de jeunes écoliers à travers le monde.

La taille compte. Le volume et la vitesse de l’anglais circulant dans le monde, à travers les lignes téléphoniques et les câbles, dans les aéroports et les hôtels, est plus important et plus rapide que jamais. S’il est difficile de surveiller la langue, il l’est encore plus de la contrôler. La police de la grammaire, dont les lettres furieuses alimentèrent un temps les pages du courrier des lecteurs, est aujourd’hui noyée par les flots.

Les géants de la technologie sont des acteurs clés dans le suivi et le façonnage de ce flux. L’écriture intuitive et la vérification automatique de l’orthographe sont sans doute déjà plus puissantes que n’importe quel dictionnaire.

Il ne faut pas oublier une autre série de gardiens traditionnels, ceux qui enseignent l’anglais, soit comme première soit comme seconde langue, et fournissent les tests et accréditations. Ils doivent faire autorité : leur modèle d’entreprise repose sur une définition très précise du « bon anglais ». Lorsque Foster Wallace enseignait l’anglais dans les colleges américains, il a souvent trouvé utile d’expliquer aux étudiants perplexes que l’anglais écrit standard était tout simplement un sous-dialecte de l’anglais – ni meilleur ni moins bon que ses autres formes.

L’idée que utilisation + temps = acceptation peut être considérée comme démocratique ou comme un signe que le monde est en train de se désintégrer à un train d’enfer, tout est question de point de vue. Les « règles » de l’anglais correct –  et les gardiens qui les défendent – sont essentiellement des forces réactives. Peuvent-elles vraiment faire face à la vitesse à laquelle la langue évolue ?

Malgré toute l’importance qu’on accorde aux règles, ce qui semble correct dans une langue est souvent ce qui l’est effectivement. On nous dit constamment que maîtriser une langue étrangère, c’est aussi développer une relation « intuitive » avec elle.

Juge de la Cour suprême, Potter Stewart est connu pour avoir dit un jour de la pornographie : « je la reconnais quand j’en vois. »

Peut-être pourrions-nous dire la même chose du « bon anglais ».

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Pourquoi votre langue maternelle détermine la manière dont vous apprenez une langue étrangère

Posted on April 3, 2014 by

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Comment se fait-il que la plupart des Français ont plus de facilité à apprendre l’italien que l’allemand ? Pourquoi est-il moins difficile d’apprendre l’allemand si on parle déjà l’anglais ? Et pourquoi le turc ou l’indonésien sont-elles des langues particulièrement difficiles pour nous ?

La réponse est simple, si vous avez déjà entendu parler de familles linguistiques: il s’agit de groupes de langues similaires qui découlent d’une même langue de base. Ainsi, six des langues que nous proposons font partie des langues dites germaniques: l’allemand, l’anglais, le néerlandais, le danois, le suédois et le norvégien. Parmi celles-ci, les langues scandinaves se ressemblent tout particulièrement. La deuxième grande famille linguistique que l’on trouve chez Babbel est celle des langues romanes: l’espagnol, le portugais, le français et l’italien en font partie. Au sein d’une famille linguistique, les différentes langues ont beaucoup de points communs. Parmi ceux-ci, on compte par exemple les expressions concernant le temps. Le lien familial linguistique influence aussi les règles et les concepts grammaticaux.

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Qu’est-ce que cela implique dans l’apprentissage d’une langue étrangère et dans le suivi de cours chez Babbel ?

La plupart du temps, nous élaborons les nouveaux cours pour une langue d’apprentissage en allemand, puis nous les adaptons aux six langues que nous proposons. Nous veillons généralement à rester le plus proches possibles de la langue d’apprentissage, c’est-à-dire que nous privilégions les mots et les structures de phrases similaires à celles de la langue d’apprentissage. Le principe est simple: plus la langue que vous maîtrisez déjà est proche de celle que vous souhaitez apprendre, plus vous en comprendrez les règles et le fonctionnement. Ainsi, quand vous apprenez une langue appartenant à la même famille linguistique que votre langue maternelle, vous aurez besoin de moins d’explications que quelqu’un dont la famille linguistique diffère de la langue d’apprentissage.

Voilà comment nous adaptons les cours Babbel à votre langue maternelle

Voici un exemple: la différence entre les verbes “pouvoir” et “savoir” n’est pas aussi évidente pour un Allemand qui apprend le français que pour un Italien. En Italien, en effet, il existe les verbes correspondants “potere” et “sapere”, alors qu’en allemand, il ont un seul et unique verbe correspondant: “können”. Les explications concernant la situation dans laquelle il vaut mieux utiliser “pouvoir” – quand quelque chose est autorisé ou possible – ou “savoir”, qui implique davantage une notion de “capacité, de connaissance, d’habilitation” sont superflues dans les cours de français pour les italiens. Bien entendu, toutes les personnes qui apprennent le français doivent cependant apprendre les différentes déclinaisons des verbes “savoir” et “pouvoir”.

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À l’inverse, il est parfois nécessaire d’ajouter des explications dans la traduction de nos cours allemands dans une autre langue. Ainsi, les Allemands ont l’habitude de décliner les verbes:  “ich bin, du bist, er/sie/es ist, …”. Dans le cours de français pour les Allemands, il n’est donc pas nécessaire de préciser, par exemple dans la présentation du verbe “être”, qu’il existe une forme verbale pour chaque pronom personnel. Les locuteurs suédois, en revanche, qui se servent de la même forme verbale pour tous les pronoms personnels- “jag är, du är, han/hon/den/det är, …” auront besoin d’une explication supplémentaire comme celle-ci:

Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois
Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois

 

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Le français: Une langue mondiale ?

Posted on March 20, 2014 by

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À l’occasion du Jour International de la Francophonie, célébré aujourd’hui dans le monde entier, nous avons mené une petite enquête sur la langue française et fait d’intéressantes découvertes, que nous souhaitons partager avec vous.

Le français est l’une des rares langues parlées dans le monde entier. C’est la sixième langue la plus parlée au monde, après le mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il y a actuellement plus de 220 millions de francophones dans le monde.

En Europe, les plus grandes populations de francophones se trouvent essentiellement en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le français est la deuxième langue maternelle la plus répandue en Europe. Les démographes prévoient même que le taux de natalité en France fera passer le français en tête de l’Europe d’ici 2025 (sauf si un grand pays comme admettons la Turquie rejoint l’Union Européenne).

La langue de Molière est également la deuxième langue la plus apprise au monde. Avec l’anglais, elle est enseignée comme langue étrangère dans le système scolaire de la plupart des pays. Chez Babbel, elle est l’une des langues les plus sollicitées parmi nos apprenants. Et cela ne fait qu’augmenter!

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Cours spécial lettres d’amour : contez fleurette en anglais, en allemand ou en espagnol !

Posted on February 13, 2014 by

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C’est un plaisir qui n’est fort heureusement pas réservé au jour de la Saint Valentin : on apprend à se connaître, on est curieux d’en savoir toujours davantage sur l’autre et, soudain, on ne parvient plus à penser à autre chose qu’à cette personne très spéciale. Nous avons néanmoins décidé de profiter de la fête des amoureux pour vous présenter nos nouveaux cours spéciaux. Intitulé « Lettres d’amour », ce nouveau cours vous invite à suivre l’histoire de deux protagonistes qui font connaissance sur un site de rencontres. Si ce genre de rencontre, il y a quelques années encore, faisait froncer les sourcils à certains, il est aujourd’hui devenu tout à fait banal de se rencontrer en ligne et la plupart d’entre vous connaissent probablement un couple heureux qui s’est formé de cette façon. Ou peut-être avez-vous vous-même rencontré votre partenaire ainsi.

Il est parfois difficile d’exprimer ses pensées et sentiments sans froisser son interlocuteur – et ce même dans sa langue maternelle. « Avec ce cours, nous voulions non seulement permettre aux apprenants de pratiquer la lecture et l’écriture, mais également leur proposer une histoire haletante. Et l’amour est toujours un sujet passionnant ! » explique notre responsable de projet sénior Katja Wilde. Il faudra ainsi aller au bout de la leçon pour savoir si Mariana et David, les protagonistes du cours d’espagnol « Cartas de amor », parviendront à surmonter les difficultés initiales et à trouver le grand amour.

Le cours vous permet d’élargir votre vocabulaire autour de la thématique des idéaux en matière d’amour et de relation. Vous apprenez ainsi à exprimer vos sentiments dans une langue autre que votre langue maternelle. Outre le vocabulaire, le cours propose également des exercices de compréhension écrite et d’écriture libre et est conçu pour les élèves ayant atteint le niveau B1.

Ainsi, quand vous serez sur le point de tomber amoureux, vous pourrez trouver les mots pour le dire. Les homologues anglais de David et Mariana sont Nicholas et Olivia qui se rencontrent et apprennent à mieux se connaître dans le cours « Love letters ». L’amour sera-t-il au rendez-vous ? Découvrez-le ici :

Liebesbriefe

Love letters

Cartas de amor

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Les réfugiés congolais recouvrent la parole avec Babbel

Posted on February 11, 2014 by

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crisiÀ propos de notre bloggeuse : Crisi est une « historique » de Babbel où elle travaille depuis 2008 déjà. Il n’y a pas que dans le domaine professionnel qu’elle aime rencontrer des gens pour apprendre avec eux : elle a déjà visité 47 pays dont elle rapporte toujours, outre une collection de souvenirs douteux, également quelques mots de la langue locale. C’est ainsi qu’elle a appris qu’en luganda, l’autre langue officielle de l’Ouganda avec l’anglais, on se salue d’un « Ki kati ».

Que ce soit dans un pays riche ou pauvre, dans un petit village ou dans le tourbillon d’une métropole : il en faut peu pour élargir son horizon – un accès à Internet et le plaisir d’apprendre peuvent suffire par exemple. C’est ce que j’ai pu de nouveau constater l’année dernière en Ouganda. En février 2013, je suis partie pour un mois en Ouganda où j’ai rencontré, à Kampala, la capitale, Edmund Page du projet Xavier. Cette initiative et le projet affilié YARID (Young African Refugees for Integral Development) se sont donné pour mission d’offrir aux nombreux réfugiés de la ville un accès à l’éducation.

Pour la plupart venus du Congo voisin où les conflits sanglants se succèdent depuis 20 ans, ces réfugiés essaient de construire une nouvelle vie dans l’Ouganda pacifique. Menée pour le contrôle de l’exploitation des mines d’or, de diamants et des autres ressources minières du pays, cette guerre a déjà fait plus de cinq millions de morts et déplacé entre un et deux millions d’individus. Près de 50 000 d’entre eux vivent aujourd’hui à Kampala dans le dénuement, sans accès au logement, à la nourriture ou aux soins médicaux. Étudiants, commerçants, mères, infirmières ou enseignants, ils ont été chassés par les rebelles et se retrouvent aujourd’hui réfugiés dans un pays dont ils ne parlent pas la langue et où ils ne sont pas toujours accueillis à bras ouverts. À part avec les personnes partageant le même destin, il est ainsi difficile de communiquer, les Ougandais parlant l’anglais alors qu’au Congo c’est le français qui, à côté des langues locales, est langue officielle. À Kampala, travailler et prendre part à la vie publique implique d’avoir de bonnes connaissances en anglais.Bildschirmfoto 2014-02-03 um 15.30.21

Le projet YARID permet à certains des réfugiés de suivre gratuitement un cours d’anglais. Mais ces étudiants ont souvent du mal à se concentrer sur l’apprentissage, sans compter que le cours rassemble les débutants et apprenants de niveau avancé, soit souvent près de 70 personnes réunies dans une petite pièce. L’un des volontaires du projet est Robert qui a fui le Congo en 2008 et qui transmet aujourd’hui les compétences linguistiques qu’il a acquises en autodidacte à ceux qui l’ont suivi.

J’ai eu l’occasion d’assister Robert pendant une heure de cours. C’était vraiment génial parce que les étudiants, pour la plupart des adultes, étaient incroyablement zélés ! Mais cette petite heure a suffit à m’épuiser car il fallait vraiment lutter pour supporter le niveau sonore qui régnait dans la petite cabane en tôle ondulée qui sert de salle de cours. J’ai aussi trouvé très triste de ne pas être en mesure de mieux répondre aux différents niveaux de chaque élève – certains s’ennuyaient clairement alors que d’autres avaient beaucoup de mal à suivre le cours qui consiste principalement a écrire au tableau des phrases qui sont ensuite répétées en chœur par l’assemblée. Les femmes, surtout, sont très timides et n’osent pas intervenir ou poser des questions quand elles ne comprennent pas quelque chose.
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C’est après que mon hôte, Edmund, m’a montré la salle informatique du projet Xavier que m’est venue l’idée d’utiliser Babbel – des cours d’anglais sur ordinateur me semblaient pouvoir résoudre tous ces problèmes ! L’idée n’a d’abord eu qu’un succès mitigé : sur les douze vieilles bécanes de la salle informatique, seuls deux ordinateurs fonctionnaient correctement et la connexion internet était lente à s’arracher les cheveux. J’ai ajouté mon propre ordinateur portable et mis deux ou trois personnes par machine. La plupart des étudiants n’avaient encore jamais utilisé d’ordinateur et ils ont d’abord dû se familiariser avec la souris et le clavier. Mais une fois rendu sur le site Babbel, tout a parfaitement fonctionné : leçon après leçon, les mots de vocabulaire ont été appris, prononcés, écrits – jusqu’à ce qu’il faille fermer la salle pour la nuit.

Dgirlsans les jours qui ont suivi, j’ai à plusieurs reprises organisé un « Lady’s Day » et invité tout spécialement les femmes du cours d’anglais à poursuivre l’apprentissage l’après-midi dans la salle informatique. C’est ainsi que j’ai rencontré Fatou qui, à plus de 60 ans, était l’une des participantes les plus âgées du cours. Malgré quelques difficultés initiales avec le clavier, elle ne s’est pas découragée et a rapidement poster un message sur son compte Facebook pour appeler toutes les « Mamas » Bildschirmfoto 2014-02-03 um 16.53.55à suivre son exemple et à apprendre l’anglais. C’est voir à quel point Fatou et les autres femmes prenaient plaisir à apprendre sur ordinateur qui m’a convaincu de m’investir pour permettre aux réfugiés d’avoir un accès fiable aux cours Babbel.
De retour à Berlin, j’ai lancé au sein de Babbel et dans mon cercle d’amis un appel au don qui a rencontré un franc succès. J’ai donc été en mesure de retourner en Ouganda en novembre avec quelques ordinateurs portables, des haut-parleurs et un peu d’argent à investir dans une meilleure connexion Internet. J’ai montré au nouvel employé du projet Xavier, Alex, comment créer des comptes Babbel, utiliser les codes d’activation offerts et sélectionner des cours qui correspondent au niveau d’apprentissage des élèves. Depuis le début de l’année, Alex donne également des cours d’informatique réguliers dans lesquels il montre à ses participants, entre autres choses, comment utiliser Babbel.
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Les réfugiés du projet peuvent ainsi apprendre l’anglais avec leur propre compte, quand ils en ont le temps et tout en améliorant leurs compétences en informatique ce qui constitue également un avantage pour trouver un emploi. Chacun peut aller à son rythme et apprendre à parler et écrire l’anglais quel que soit son niveau initial.

Je suis heureuse que les réfugiés congolais de Kampala aient la possibilité, avec relativement peu d’efforts, d’améliorer leur situation et nous espérons que beaucoup d’entre eux seront bientôt intégrés dans la société ougandaise. Il suffit souvent d’un petit coup de pouce pour produire de grands effets. Ou, comme le dise les Ougandais de façon très pragmatique : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a vingt ans. Le deuxième meilleur moment c’est maintenant. »

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Six ans déjà !

Posted on January 17, 2014 by

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par Markus Witte (co-fondateur)

Incroyable mais vrai : cela fait six ans déjà que nous sommes en ligne avec Babbel. Foto 3Et c’est avec joie et fierté que nous pouvons une fois de plus constater que l’année écoulée a été la plus réussie à ce jour. Elle a aussi été particulièrement riche en événements : il y a eu un tour de financement de 10 millions de dollars US et pas moins de 45 nouvelles recrues d’exception dont plusieurs managers chevronnés dotés de plus de 10 ans d’expérience. Mais aussi : un nouveau bureau, deux nouvelles langues (le norvégien et le danois), de nouvelles applications pour deux plateformes (iOS et Android) et un nouveau logo ! Et, last but not least – puisque c’est quand même pour eux que nous faisons tout ça – des millions de nouveaux utilisateurs !

Ce qui a commencé avec quatre fondateurs et un petit bureau improvisé dans un vieil appartement biscornu du quartier de Kreuzberg, à Berlin, s’est transformé en une ruche bourdonnante comptant plus de 100 employés fixes. À ceux-là s’ajoutent pas moins de 200 auteurs, didacticiens, rédacteurs, traducteurs, voix off ou téléconseillers qui collaborent en freelance et exercent en parallèle d’autres métiers comme enseignant, musicien, comédien etc. Au final, c’est un nombre incroyable d’individus qui travaillent de concert pour faire de Babbel le produit qu’il est aujourd’hui.

Nous estimons que c’est une excellente raison de faire la fête. Et comme janvier est depuis toujours le mois le plus animé de l’année (grâce à vos bonnes résolutions auxquelles s’ajoutent les nôtres), nous avons même décidé de repousser Noël à ce vendredi : et autant vous dire que ça va swinguer sous le sapin ! Nous attaquerons ensuite notre septième année pour laquelle nous avons une fois encore une tonne de projets. Certains d’entre eux sont des surprises, pour d’autres, nous préférons attendre de les réaliser pour en parler. Mais une chose est sûre : l’offre va s’étendre au russe et ainsi à la première langue d’apprentissage qui n’utilise pas l’alphabet latin. Et nous souhaitons aussi remanier le gestionnaire de révision. Et apprendre nous aussi le plus possible. Sans oublier de prendre du plaisir. Et de vous en donner !

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Au pub avec la meilleure porcelaine – Le langage familier britannique par Babbel

Posted on November 21, 2013 by

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On s’en doutait déjà, et on en a eu ensuite la certitude en regardant un film ou une série en anglais : ils parlent vraiment différemment de ce que l’on a appris à l’école ! Tout à coup, « money » se dit « dough » (pognon), personne n’est « speechless », mais plutôt « gobsmacked » (baba) et on ne dit pas, en rentrant fatigué du travail, « I’m exhausted! », mais « I’m knackered! » (je suis crevé !).

Avec ce cours sur « le langage familier britannique », Babbel veut présenter certains de ces termes et expressions quotidiennes et donner, à l’aide de dialogues amusants, un aperçu du quotidien britannique : des amis qui discutent de la dernière soirée branchée, un couple qui se dispute en voiture parce qu’ils se sont perdus et qu’ils sont carrément énervés. Les leçons sur le flirt ou sur les sentiments vous aideront à comprendre de quoi on parle lorsqu’on est « chuffed » (vachement content) ou comment dire être toujours prêt à rigoler.

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Petit bonus, à la fin du cours, il y a deux leçons sur le Cockney rhyming slang, qui est parlé dans l’est de Londres. Cette spécifité sur le language familier, née à la moitié du 19ème siècle, est présente aujourd’hui encore dans les films et la littérature. Le rhyming slang ressemble à de l’anglais et est aussi de l’anglais – mais tout de même difficile à comprendre. En guise d’exemple : « Fancy going down the German for a Britneys, me old China? » est la version Cockney rhyming slang de « Do you want to go to the pub for a few beers, my mate? » Pour tous ceux qui ont un point d’interrogation au-dessus de la tête en lisant ça, voici la solution : le rhyming slang fait rimer les noms de personnes, les nom de lieux ou certains termes avec les mots que l’on veut dire. Par exemple « China plate » (assiette en porcelaine) rime avec « mate » (pote). Ensuite, dans le langage quotidien, le mot qui rime est laissé de côté et il ne reste que la partie qui ne rime pas. C’est ainsi que « China » signifie « mate ». Fou, non ?

Si vous voulez savoir ce qui se cache derrière « Britneys » ou « German », cliquez ici pour en apprendre plus sur le langage familier et le rhyming slang.

À propos de l’auteur : Maren a produit le cours « le langage familier britannique » en tant que chef de projets de la rédaction. Déjà pendant ses études d’anglais, elle s’intéressait plus au langage familier qu’à la langue de Shakespeare. Elle a développé son language anglais familier en regardant des séries télévisées et des films américains et britanniques, et l’a parfois « testé » avec enthousiasme sur ses amis.

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Les nouvelles applications pour iPhone sont arrivées – l’offre de cours complète débarque sur votre mobile !

Posted on September 24, 2013 by

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Ici pour les utilisateurs germanophones

Les applis s'ouvrent avec une animation-film

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela fait des mois que nos développeurs, concepteurs, didacticiens et linguistes planchent, discutent et multiplient les nuits blanches à grand renfort de Club Mate (la boisson berlinoise mode et ultra-caféinée à base de maté)… et elles sont enfin là, juste à temps pour la sortie d’iOS 7 – les nouvelles applications Babbel !

L'équipe "Design" de Babbel

 

Toutes les fonctionnalités premium de la plateforme Web débarquent ainsi sur iPhone et iPod touch, soit plus de 6000 heures d’apprentissage avec dialogues interactifs, grammaire, vocabulaire, exercices de compréhension et d’écriture ainsi qu’une fonction de reconnaissance vocale améliorée. L’interface utilisateur mobile a, en outre, subi un relookage complet : d’apparence clean et moderne, elle est facile d’utilisation et garantit, grâce à de petites animations et de nouveaux effets sonores et visuels, une expérience d’apprentissage encore plus ludique et motivante. Vous n’allez pas en croire vos yeux !

Comment fonctionne l’apprentissage multi-plateforme ?

Les applications mobiles proposent la quasi-totalité de l’offre du programme en ligne (les tout nouveaux cours, le Business English et les cours de niveau B1 sont pour l’instant exclusivement disponibles sur babbel.com) et sont automatiquement incluses dans l’abonnement régulier. Cela signifie qu’il suffit d’un seul compte d’utilisateur pour vous connecter aux différentes plateformes et y accéder sans frais supplémentaires. La nouvelle application fonctionne en parallèle sur tous les périphériques mobiles – une fois téléchargée et installée, votre progression est synchronisée de façon automatique entre l’iPhone, l’iPad, l’iPod Touch et le site Web.

Babbel fait ainsi sortir l’apprentissage du salon lui ouvrant les portes de la rue, du café, du métro ou du parc. Vous apprenez ce que vous voulez, quand et où vous le voulez. Quelques termes de vocabulaire dans la file d’attente au supermarché, une leçon de grammaire sur le trajet du bureau… « L’objectif de Babbel est de donner à tout un chacun la possibilité d’apprendre une langue de manière simple et amusante, partout et sans être lié à des horaires de cours contraignants. Accessible à tout moment, l’application pour iPhone nous permet d’étendre la mobilité de l’apprentissage », explique notre PDG, Markus Witte.

Découvrir l’appli pour l’espagnol
Découvrir l’appli pour l’anglais

Les nouvelles applications bientôt disponibles pour Android

Les applications peuvent déjà être téléchargées gratuitement pour les trois langues préférées de nos utilisateurs : l’anglais, l’espagnol et le français. D’autres langues seront disponibles sous peu. Comme toujours avec Babbel, la première leçon de chaque cours peut être testée gratuitement et l’accès complet à tous les contenus est proposé sous forme d’abonnement. Vous pouvez, comme d’habitude, vous abonner via le site babbel.com mais aussi directement via l’application dans l’App Store. L’abonnement d’1 mois coûte 9,99 €, l’abonnement de 3 mois 19,99 € et l’abonnement de 6 mois 33,99 €. Les applications d’entraînement au vocabulaire proposées jusqu’ici gratuitement pour l’iPhone restent pour l’instant disponibles en tant qu’offre additionnelle.

 

Et à tous les utilisateurs d’Android : oui, vous pourrez bientôt profiter des nouvelles applications !

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Goûter aux langues à travers la cuisine française

Posted on August 16, 2013 by

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Tarte, tartiflette, tapenade & Co. sont des spécialités culinaires françaises bien connues mais de quoi s’agit-il exactement ? Notre cours sur la cuisine française invite les utilisateurs Babbel à un véritable « Tour de France » linguistique et culinaire.

Mais il a également réservé un voyage passionnant à nos rédacteurs et traducteurs : quelles comparaisons utiliser pour faire comprendre un plat particulier dans sa langue maternelle ? D’où viennent des appellations comme « pôchouse », « pulenda », « quenelle », « cassoulet », « nonnette », « tartiflette » et « tapenade » ? Et peut-on seulement les traduire ?

Pour atteindre un effet d’apprentissage maximal, nous avons décidé de traduire – dans la mesure du possible – le nom des spécialités présentées dans le cours. L’objectif n’est pas de taper « cassoulet » quand on vous présente la photo d’un cassoulet mais de découvrir – et retenir – ce qui se cache derrière ce plat de la région Midi-Pyrénées pour, plus tard, pouvoir véritablement comprendre un menu français.

L’introduction du mot avec sa traduction (avant la description détaillée de ses ingrédients et de sa préparation), permet ainsi de se faire une idée de ce qu’est un « cassoulet » : un ragoût de haricots blancs. Pour éviter que l’apprenant, quand il utilise l’outil de révision, ne pense accidentellement à la combinaison entre « ragoût » et « haricots blancs », le mot à traduire est présenté avec la mention « Nom propre ». Et pour retenir le terme plus facilement, on apprend également que « cassoulet » vient du mot occitan désignant le récipient en terre cuite, « la cassole », dans lequel ce ragoût est traditionnellement préparé.

La créativité des traducteurs a été mise à l’épreuve pour d’autres spécialités comme « la tartiflette » savoyarde dont le nom est dérivé du nom patois de la pomme de terre combiné au suffixe diminutif « -ette » (de petites pommes de terre donc).

Originale et peut-être quelque peu audacieuse : la présentation des « quenelles » lyonnaises dont la traduction en tant que « Klößchen » en allemand, « dumplings » en anglais, « gnocchi » en italien et « croquetas » en espagnol ne rend pas justice à leur forme allongée et à leur ingrédient principal (la semoule de blé). Mais ces variations sont abordées et expliquées dans le cours où l’on apprend également que « quenelle » vient du mot allemand « Knödel ».

Certains termes se sont avérés impossibles à traduire comme par exemple « le langres » et « le rocroi », deux fromages champenois qui portent le nom de leur lieu d’origine.

Contrairement à d’autres cours Babbel comme par example les cours débutant où la difficulté est d’adapter les explications grammaticales, le cours sur la cuisine française a également constitué un défi et a demandé un important travail de recherche pour déterminer les traductions correspondantes. Aspect particulièrement passionnant et instructif : les noms de nombreuses spécialités françaises sont dérivés des dialectes régionaux ou même d’autres langues comme le polonais, l’italien et l’allemand. C’est ainsi que même notre protagoniste Français peut en venir, dans la dernière leçon, à en perdre son latin : « Le kouglof ??? Encore un mot incompréhensible ! » Si seulement quelqu’un lui avait conseillé le cours Babbel sur la cuisine française avant qu’il ne parte pour son tour de France des saveurs !

À propos de l’auteur : Katja est Senior Content Manager chez Babbel et aime cuisiner pour ses amis et collègues des petits plats tirés d’un livre de recettes françaises qu’elle a acheté lors d’un séjour de 2 ans à Paris. Si elle aime à prendre quelques libertés concernant les ingrédients qu’elle utilise, elle se montre plus pointilleuse sur la grammaire française dans son travail en tant que rédactrice pour les cours de français Babbel.

 

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