The Babbel Blog

language learning in the digital age

7 raisons pour lesquelles nous aimons les listes – et pourquoi elles nuisent à notre cerveau

Posted on May 22, 2014 by

les listes

 

Nous aimons les listes parce que nous ne voulons pas mourir.

- Umberto Eco, Vertige de la liste

 

Sur internet se développe de plus en plus ce qu’on appelle en anglais les « listicles », c’est-à-dire des articles rédigés sous forme de « listes » ou de « tops ».

Ils sont partout et appâtent le lecteur avec des titres accrocheurs du genre « Les 15 moments les plus emblématiques du métro parisien » ou « Top 10 des métiers qu’on peut faire quand on a une raie sur le côté ». (Non, ne partez pas !).

Ça fait rire les uns, les autres y voient une démonstration supplémentaire de la bêtise humaine. Les « listicles » font le succès de sites web américains comme Buzzfeed (qui existe déjà en français) ou Listverse et s’imposent également dans la presse écrite. Ils sont tellement omniprésents qu’on finit par trouver des raisons de les détester.

Les « listes » ou « tops » sont l’expression d’une tendance très actuelle de l’esprit à se laisser constamment divertir et déconcentrer. D’où l’intérêt de se demander quel est l’effet que cela produit sur nous et sur notre mode de pensée.

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Roll on: L’histoire des vélos Babbel

Posted on May 14, 2014 by

vélos Babbel

Grégory Simon dans son état naturel – Photo de James Lane pour Babbel.com

Un mercredi matin ensoleillé du mois de mars, Grégory Simon se préparait pour aller au bureau. Il prit sa douche, s’habilla, avala une tasse de café et se mit en route.

Quelques heures plus tard il arriva au bureau, l’air exténué.

« Je me suis fait voler mon vélo ! »

Grégory a grandi au pied des Alpes, il a passé toute son enfance à arpenter les montagnes d’Annecy en vélo. Il est toujours venu au bureau en deux roues, préférant braver le temps berlinois plutôt que d’être coincé dans les embouteillages. Il était très attaché à son vélo.

Toute personne qui s’est fait voler son vélo une fois dans sa vie sait à quel point cela peut être frustrant, mais cette fois, le voleur avait étrangement bien choisi son jour. En effet, c’était précisément le jour où Babbel avait passé une commande de plus de soixante-dix vélos neufs.

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Pourquoi les Italiens parlent-ils avec les mains (et pas les Scandinaves)

Posted on May 7, 2014 by

Pourquoi les Italiens parlent-ils avec les mains (et pas les Scandinaves)

Photo by Haraldo Ferrary / CC 2.0

 

When the moon hits your eye like a big pizza pie

That’s amore…

 

Amour. Furie. Passion. Les Italiens sont bien connus pour parler avec les mains, comme si les sentiments qui bouillonnent en eux ne pouvaient être transcrits par de simples mots, mais avaient besoin d’un doigt accusateur, d’un appel au ciel ou d’un poing fermé.

Les Scandinaves, en revanche, ne le sont pas du tout.

Selon les stéréotypes traditionnels, nos frères du nord sont plus raisonnés et réservés. Bien sûr ils ressentent aussi de vives émotions, mais ils sont moins enclins à les exprimer physiquement.

Oui, ce sont des clichés culturels, mais peu de gens contestent le fait que les Italiens ont tendance à utiliser leurs mains pour s’exprimer. Et s’il y avait un impératif biologique derrière tout cela ? Et si les gestes aidaient en fait nos cerveaux à se développer ? S’il y avait un lien entre la manière dont nous utilisons nos mains et celle dont on résout les poblèmes?

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Le portugais de la vie quotidienne

Posted on April 30, 2014 by

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Chacun de nous a déjà connu ces moments de grand embarras où l’on aimerait que le sol s’ouvre sous nos pieds et nous engloutisse. Mais qu’en est-il des faux-pas dont on n’a même pas conscience ?

Trois doigts mal placés peuvent rapporter pas mal d’ennuis, comme le savent ceux qui ont vu “Inglorious Basterds”. Si le lieutenant Hicox avait levé les trois bons doigts pour commander des verres, personne n’aurait deviné qu’il était un espion ennemi.

Les petites divergences culturelles peuvent avoir des conséquences énormes, surtout au Brésil.

Imaginez que vous vous trouvez à Rio ou à Sao Paolo, et que vous voulez signaler que “tout va bien” à quelqu’un qui se trouve de l’autre côté de la rue. Lequel des gestes figurant ci-dessus devez-vous faire ?

Si vous avez opté pour celui du milieu, vous devriez mieux y réfléchir. Dans certaines cultures en effet, ce signe indique que tout va bien ou qu’un repas était particulièrement savoureux. Au Brésil, en revanche, ce geste fait allusion à l’autre extrémité du tube digestif. Oui, voilà. Il ne serait pas étonnant, dans ces conditions, de voir rougir la personne à laquelle vous vous adressez.

Le nouveau cours de Babbel, “Le portugais pour la vie quotidienne”, peut vous aider à éviter les plus gros pièges. Il tourne essentiellement autour des subtilités du langage et des coutumes qu’on rencontre dans la rue. Vous apprendrez le vocabulaire haut en couleurs des soirées brésiliennes, les phrases pratiques de la vie de tous les jours et surtout, vous découvrirez comment les Brésiliens font la fête.

Si vous êtes un peu plus sûr de vous, vous pouvez aussi tester votre compréhension orale. Vous trouverez de nombreuses conversations sur les voyages, le shopping et, bien sûr, le football.

Il est temps de rafraîchir ses connaissances : la Coupe du Monde approche !

Les gardiens du temple

Posted on April 25, 2014 by

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Photo by Elias Gayles / CC 2.0

Les anglophones non natifs sont trois fois plus nombreux que les locuteurs natifs. Qui peut donc prétendre aujourd’hui décider de ce qu’est le « bon anglais » ?

Les étudiants veulent tous le maîtriser. Les dictionnaires tentent de le définir. Les médias développent des guides de style complets qui lui sont consacrés et les gouvernements essaient de le contrôler.

Non, ce n’est pas d’une nouvelle épidémie de crack que nous parlons mais juste d’une langue : l’anglais.

Nous vivons certes dans un monde où les anglophones peuvent s’émerveiller de l’offre pléthorique de dictionnaires urbains aussi étranges que variés, hocher la tête quand un homme d’affaires indien leur demande de « prepone the meeting » (littéralement : reporter la réunion à plus tôt, néologisme formé sur le modèle du verbe « to postpone », reporter à plus tard) ou regarder la série américaine The Wire et réaliser qu’ils ont besoin de sous-titres.

Mais le « bon anglais » est encore est toujours une denrée avidement recherchée – et un vrai business. Alors, qui décide de ce qu’il est et de ce qu’il n’est pas ?

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Pourquoi votre langue maternelle détermine la manière dont vous apprenez une langue étrangère

Posted on April 3, 2014 by

Comment se fait-il que la plupart des Français ont plus de facilité à apprendre l’italien que l’allemand ? Pourquoi est-il moins difficile d’apprendre l’allemand si on parle déjà l’anglais ? Et pourquoi le turc ou l’indonésien sont-elles des langues particulièrement difficiles pour nous ?

La réponse est simple, si vous avez déjà entendu parler de familles linguistiques: il s’agit de groupes de langues similaires qui découlent d’une même langue de base. Ainsi, six des langues que nous proposons font partie des langues dites germaniques: l’allemand, l’anglais, le néerlandais, le danois, le suédois et le norvégien. Parmi celles-ci, les langues scandinaves se ressemblent tout particulièrement. La deuxième grande famille linguistique que l’on trouve chez Babbel est celle des langues romanes: l’espagnol, le portugais, le français et l’italien en font partie. Au sein d’une famille linguistique, les différentes langues ont beaucoup de points communs. Parmi ceux-ci, on compte par exemple les expressions concernant le temps. Le lien familial linguistique influence aussi les règles et les concepts grammaticaux.

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Qu’est-ce que cela implique dans l’apprentissage d’une langue étrangère et dans le suivi de cours chez Babbel ?

La plupart du temps, nous élaborons les nouveaux cours pour une langue d’apprentissage en allemand, puis nous les adaptons aux six langues que nous proposons. Nous veillons généralement à rester le plus proches possibles de la langue d’apprentissage, c’est-à-dire que nous privilégions les mots et les structures de phrases similaires à celles de la langue d’apprentissage. Le principe est simple: plus la langue que vous maîtrisez déjà est proche de celle que vous souhaitez apprendre, plus vous en comprendrez les règles et le fonctionnement. Ainsi, quand vous apprenez une langue appartenant à la même famille linguistique que votre langue maternelle, vous aurez besoin de moins d’explications que quelqu’un dont la famille linguistique diffère de la langue d’apprentissage.

Voilà comment nous adaptons les cours Babbel à votre langue maternelle

Voici un exemple: la différence entre les verbes “pouvoir” et “savoir” n’est pas aussi évidente pour un Allemand qui apprend le français que pour un Italien. En Italien, en effet, il existe les verbes correspondants “potere” et “sapere”, alors qu’en allemand, il ont un seul et unique verbe correspondant: “können”. Les explications concernant la situation dans laquelle il vaut mieux utiliser “pouvoir” – quand quelque chose est autorisé ou possible – ou “savoir”, qui implique davantage une notion de “capacité, de connaissance, d’habilitation” sont superflues dans les cours de français pour les italiens. Bien entendu, toutes les personnes qui apprennent le français doivent cependant apprendre les différentes déclinaisons des verbes “savoir” et “pouvoir”.

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À l’inverse, il est parfois nécessaire d’ajouter des explications dans la traduction de nos cours allemands dans une autre langue. Ainsi, les Allemands ont l’habitude de décliner les verbes:  “ich bin, du bist, er/sie/es ist, …”. Dans le cours de français pour les Allemands, il n’est donc pas nécessaire de préciser, par exemple dans la présentation du verbe “être”, qu’il existe une forme verbale pour chaque pronom personnel. Les locuteurs suédois, en revanche, qui se servent de la même forme verbale pour tous les pronoms personnels- “jag är, du är, han/hon/den/det är, …” auront besoin d’une explication supplémentaire comme celle-ci:

Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois
Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois

 

Le français: Une langue mondiale ?

Posted on March 20, 2014 by

À l’occasion du Jour International de la Francophonie, célébré aujourd’hui dans le monde entier, nous avons mené une petite enquête sur la langue française et fait d’intéressantes découvertes, que nous souhaitons partager avec vous.

Le français est l’une des rares langues parlées dans le monde entier. C’est la sixième langue la plus parlée au monde, après le mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il y a actuellement plus de 220 millions de francophones dans le monde.

En Europe, les plus grandes populations de francophones se trouvent essentiellement en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le français est la deuxième langue maternelle la plus répandue en Europe. Les démographes prévoient même que le taux de natalité en France fera passer le français en tête de l’Europe d’ici 2025 (sauf si un grand pays comme admettons la Turquie rejoint l’Union Européenne).

La langue de Molière est également la deuxième langue la plus apprise au monde. Avec l’anglais, elle est enseignée comme langue étrangère dans le système scolaire de la plupart des pays. Chez Babbel, elle est l’une des langues les plus sollicitées parmi nos apprenants. Et cela ne fait qu’augmenter!

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Cours spécial lettres d’amour : contez fleurette en anglais, en allemand ou en espagnol !

Posted on February 13, 2014 by

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C’est un plaisir qui n’est fort heureusement pas réservé au jour de la Saint Valentin : on apprend à se connaître, on est curieux d’en savoir toujours davantage sur l’autre et, soudain, on ne parvient plus à penser à autre chose qu’à cette personne très spéciale. Nous avons néanmoins décidé de profiter de la fête des amoureux pour vous présenter nos nouveaux cours spéciaux. Intitulé « Lettres d’amour », ce nouveau cours vous invite à suivre l’histoire de deux protagonistes qui font connaissance sur un site de rencontres. Si ce genre de rencontre, il y a quelques années encore, faisait froncer les sourcils à certains, il est aujourd’hui devenu tout à fait banal de se rencontrer en ligne et la plupart d’entre vous connaissent probablement un couple heureux qui s’est formé de cette façon. Ou peut-être avez-vous vous-même rencontré votre partenaire ainsi.

Il est parfois difficile d’exprimer ses pensées et sentiments sans froisser son interlocuteur – et ce même dans sa langue maternelle. « Avec ce cours, nous voulions non seulement permettre aux apprenants de pratiquer la lecture et l’écriture, mais également leur proposer une histoire haletante. Et l’amour est toujours un sujet passionnant ! » explique notre responsable de projet sénior Katja Wilde. Il faudra ainsi aller au bout de la leçon pour savoir si Mariana et David, les protagonistes du cours d’espagnol « Cartas de amor », parviendront à surmonter les difficultés initiales et à trouver le grand amour.

Le cours vous permet d’élargir votre vocabulaire autour de la thématique des idéaux en matière d’amour et de relation. Vous apprenez ainsi à exprimer vos sentiments dans une langue autre que votre langue maternelle. Outre le vocabulaire, le cours propose également des exercices de compréhension écrite et d’écriture libre et est conçu pour les élèves ayant atteint le niveau B1.

Ainsi, quand vous serez sur le point de tomber amoureux, vous pourrez trouver les mots pour le dire. Les homologues anglais de David et Mariana sont Nicholas et Olivia qui se rencontrent et apprennent à mieux se connaître dans le cours « Love letters ». L’amour sera-t-il au rendez-vous ? Découvrez-le ici :

Liebesbriefe

Love letters

Cartas de amor

Les réfugiés congolais recouvrent la parole avec Babbel

Posted on February 11, 2014 by

crisiÀ propos de notre bloggeuse : Crisi est une « historique » de Babbel où elle travaille depuis 2008 déjà. Il n’y a pas que dans le domaine professionnel qu’elle aime rencontrer des gens pour apprendre avec eux : elle a déjà visité 47 pays dont elle rapporte toujours, outre une collection de souvenirs douteux, également quelques mots de la langue locale. C’est ainsi qu’elle a appris qu’en luganda, l’autre langue officielle de l’Ouganda avec l’anglais, on se salue d’un « Ki kati ».

Que ce soit dans un pays riche ou pauvre, dans un petit village ou dans le tourbillon d’une métropole : il en faut peu pour élargir son horizon – un accès à Internet et le plaisir d’apprendre peuvent suffire par exemple. C’est ce que j’ai pu de nouveau constater l’année dernière en Ouganda. En février 2013, je suis partie pour un mois en Ouganda où j’ai rencontré, à Kampala, la capitale, Edmund Page du projet Xavier. Cette initiative et le projet affilié YARID (Young African Refugees for Integral Development) se sont donné pour mission d’offrir aux nombreux réfugiés de la ville un accès à l’éducation.

Pour la plupart venus du Congo voisin où les conflits sanglants se succèdent depuis 20 ans, ces réfugiés essaient de construire une nouvelle vie dans l’Ouganda pacifique. Menée pour le contrôle de l’exploitation des mines d’or, de diamants et des autres ressources minières du pays, cette guerre a déjà fait plus de cinq millions de morts et déplacé entre un et deux millions d’individus. Près de 50 000 d’entre eux vivent aujourd’hui à Kampala dans le dénuement, sans accès au logement, à la nourriture ou aux soins médicaux. Étudiants, commerçants, mères, infirmières ou enseignants, ils ont été chassés par les rebelles et se retrouvent aujourd’hui réfugiés dans un pays dont ils ne parlent pas la langue et où ils ne sont pas toujours accueillis à bras ouverts. À part avec les personnes partageant le même destin, il est ainsi difficile de communiquer, les Ougandais parlant l’anglais alors qu’au Congo c’est le français qui, à côté des langues locales, est langue officielle. À Kampala, travailler et prendre part à la vie publique implique d’avoir de bonnes connaissances en anglais.Bildschirmfoto 2014-02-03 um 15.30.21

Le projet YARID permet à certains des réfugiés de suivre gratuitement un cours d’anglais. Mais ces étudiants ont souvent du mal à se concentrer sur l’apprentissage, sans compter que le cours rassemble les débutants et apprenants de niveau avancé, soit souvent près de 70 personnes réunies dans une petite pièce. L’un des volontaires du projet est Robert qui a fui le Congo en 2008 et qui transmet aujourd’hui les compétences linguistiques qu’il a acquises en autodidacte à ceux qui l’ont suivi.

J’ai eu l’occasion d’assister Robert pendant une heure de cours. C’était vraiment génial parce que les étudiants, pour la plupart des adultes, étaient incroyablement zélés ! Mais cette petite heure a suffit à m’épuiser car il fallait vraiment lutter pour supporter le niveau sonore qui régnait dans la petite cabane en tôle ondulée qui sert de salle de cours. J’ai aussi trouvé très triste de ne pas être en mesure de mieux répondre aux différents niveaux de chaque élève – certains s’ennuyaient clairement alors que d’autres avaient beaucoup de mal à suivre le cours qui consiste principalement a écrire au tableau des phrases qui sont ensuite répétées en chœur par l’assemblée. Les femmes, surtout, sont très timides et n’osent pas intervenir ou poser des questions quand elles ne comprennent pas quelque chose.
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C’est après que mon hôte, Edmund, m’a montré la salle informatique du projet Xavier que m’est venue l’idée d’utiliser Babbel – des cours d’anglais sur ordinateur me semblaient pouvoir résoudre tous ces problèmes ! L’idée n’a d’abord eu qu’un succès mitigé : sur les douze vieilles bécanes de la salle informatique, seuls deux ordinateurs fonctionnaient correctement et la connexion internet était lente à s’arracher les cheveux. J’ai ajouté mon propre ordinateur portable et mis deux ou trois personnes par machine. La plupart des étudiants n’avaient encore jamais utilisé d’ordinateur et ils ont d’abord dû se familiariser avec la souris et le clavier. Mais une fois rendu sur le site Babbel, tout a parfaitement fonctionné : leçon après leçon, les mots de vocabulaire ont été appris, prononcés, écrits – jusqu’à ce qu’il faille fermer la salle pour la nuit.

Dgirlsans les jours qui ont suivi, j’ai à plusieurs reprises organisé un « Lady’s Day » et invité tout spécialement les femmes du cours d’anglais à poursuivre l’apprentissage l’après-midi dans la salle informatique. C’est ainsi que j’ai rencontré Fatou qui, à plus de 60 ans, était l’une des participantes les plus âgées du cours. Malgré quelques difficultés initiales avec le clavier, elle ne s’est pas découragée et a rapidement poster un message sur son compte Facebook pour appeler toutes les « Mamas » Bildschirmfoto 2014-02-03 um 16.53.55à suivre son exemple et à apprendre l’anglais. C’est voir à quel point Fatou et les autres femmes prenaient plaisir à apprendre sur ordinateur qui m’a convaincu de m’investir pour permettre aux réfugiés d’avoir un accès fiable aux cours Babbel.
De retour à Berlin, j’ai lancé au sein de Babbel et dans mon cercle d’amis un appel au don qui a rencontré un franc succès. J’ai donc été en mesure de retourner en Ouganda en novembre avec quelques ordinateurs portables, des haut-parleurs et un peu d’argent à investir dans une meilleure connexion Internet. J’ai montré au nouvel employé du projet Xavier, Alex, comment créer des comptes Babbel, utiliser les codes d’activation offerts et sélectionner des cours qui correspondent au niveau d’apprentissage des élèves. Depuis le début de l’année, Alex donne également des cours d’informatique réguliers dans lesquels il montre à ses participants, entre autres choses, comment utiliser Babbel.
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Les réfugiés du projet peuvent ainsi apprendre l’anglais avec leur propre compte, quand ils en ont le temps et tout en améliorant leurs compétences en informatique ce qui constitue également un avantage pour trouver un emploi. Chacun peut aller à son rythme et apprendre à parler et écrire l’anglais quel que soit son niveau initial.

Je suis heureuse que les réfugiés congolais de Kampala aient la possibilité, avec relativement peu d’efforts, d’améliorer leur situation et nous espérons que beaucoup d’entre eux seront bientôt intégrés dans la société ougandaise. Il suffit souvent d’un petit coup de pouce pour produire de grands effets. Ou, comme le dise les Ougandais de façon très pragmatique : « Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a vingt ans. Le deuxième meilleur moment c’est maintenant. »

Six ans déjà !

Posted on January 17, 2014 by

par Markus Witte (co-fondateur)

Incroyable mais vrai : cela fait six ans déjà que nous sommes en ligne avec Babbel. Foto 3Et c’est avec joie et fierté que nous pouvons une fois de plus constater que l’année écoulée a été la plus réussie à ce jour. Elle a aussi été particulièrement riche en événements : il y a eu un tour de financement de 10 millions de dollars US et pas moins de 45 nouvelles recrues d’exception dont plusieurs managers chevronnés dotés de plus de 10 ans d’expérience. Mais aussi : un nouveau bureau, deux nouvelles langues (le norvégien et le danois), de nouvelles applications pour deux plateformes (iOS et Android) et un nouveau logo ! Et, last but not least – puisque c’est quand même pour eux que nous faisons tout ça – des millions de nouveaux utilisateurs !

Ce qui a commencé avec quatre fondateurs et un petit bureau improvisé dans un vieil appartement biscornu du quartier de Kreuzberg, à Berlin, s’est transformé en une ruche bourdonnante comptant plus de 100 employés fixes. À ceux-là s’ajoutent pas moins de 200 auteurs, didacticiens, rédacteurs, traducteurs, voix off ou téléconseillers qui collaborent en freelance et exercent en parallèle d’autres métiers comme enseignant, musicien, comédien etc. Au final, c’est un nombre incroyable d’individus qui travaillent de concert pour faire de Babbel le produit qu’il est aujourd’hui.

Nous estimons que c’est une excellente raison de faire la fête. Et comme janvier est depuis toujours le mois le plus animé de l’année (grâce à vos bonnes résolutions auxquelles s’ajoutent les nôtres), nous avons même décidé de repousser Noël à ce vendredi : et autant vous dire que ça va swinguer sous le sapin ! Nous attaquerons ensuite notre septième année pour laquelle nous avons une fois encore une tonne de projets. Certains d’entre eux sont des surprises, pour d’autres, nous préférons attendre de les réaliser pour en parler. Mais une chose est sûre : l’offre va s’étendre au russe et ainsi à la première langue d’apprentissage qui n’utilise pas l’alphabet latin. Et nous souhaitons aussi remanier le gestionnaire de révision. Et apprendre nous aussi le plus possible. Sans oublier de prendre du plaisir. Et de vous en donner !

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