The Babbel Blog

language learning in the digital age

La naissance du cours de russe

Posted on July 29, 2014 by

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cours de russe - Barbara Baisi

Le défi pour donner vie au nouveau cours de russe Babbel consistait à trouver pour les utilisateurs un moyen de taper des lettres cyrilliques tout en utilisant un clavier latin standard. Barbara Baisi, Content Project Manager de notre département de didactique, nous éclaire sur cette question.

 

Pourriez-vous nous parler un peu de vous ?

Je viens d’Italie et je travaille pour Babbel depuis le tout début, en 2008. À cette époque c’était un peu plus petit [rires]. Maintenant je m’occupe de la coordination pour la création de nos cours de russe et d’italien. Je travaille sur le cours de russe depuis janvier. C’est un défi important pour tous les départements de l’entreprise.

(more…)

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Pourquoi votre langue maternelle détermine la manière dont vous apprenez une langue étrangère

Posted on April 3, 2014 by

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Comment se fait-il que la plupart des Français ont plus de facilité à apprendre l’italien que l’allemand ? Pourquoi est-il moins difficile d’apprendre l’allemand si on parle déjà l’anglais ? Et pourquoi le turc ou l’indonésien sont-elles des langues particulièrement difficiles pour nous ?

La réponse est simple, si vous avez déjà entendu parler de familles linguistiques: il s’agit de groupes de langues similaires qui découlent d’une même langue de base. Ainsi, six des langues que nous proposons font partie des langues dites germaniques: l’allemand, l’anglais, le néerlandais, le danois, le suédois et le norvégien. Parmi celles-ci, les langues scandinaves se ressemblent tout particulièrement. La deuxième grande famille linguistique que l’on trouve chez Babbel est celle des langues romanes: l’espagnol, le portugais, le français et l’italien en font partie. Au sein d’une famille linguistique, les différentes langues ont beaucoup de points communs. Parmi ceux-ci, on compte par exemple les expressions concernant le temps. Le lien familial linguistique influence aussi les règles et les concepts grammaticaux.

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Qu’est-ce que cela implique dans l’apprentissage d’une langue étrangère et dans le suivi de cours chez Babbel ?

La plupart du temps, nous élaborons les nouveaux cours pour une langue d’apprentissage en allemand, puis nous les adaptons aux six langues que nous proposons. Nous veillons généralement à rester le plus proches possibles de la langue d’apprentissage, c’est-à-dire que nous privilégions les mots et les structures de phrases similaires à celles de la langue d’apprentissage. Le principe est simple: plus la langue que vous maîtrisez déjà est proche de celle que vous souhaitez apprendre, plus vous en comprendrez les règles et le fonctionnement. Ainsi, quand vous apprenez une langue appartenant à la même famille linguistique que votre langue maternelle, vous aurez besoin de moins d’explications que quelqu’un dont la famille linguistique diffère de la langue d’apprentissage.

Voilà comment nous adaptons les cours Babbel à votre langue maternelle

Voici un exemple: la différence entre les verbes “pouvoir” et “savoir” n’est pas aussi évidente pour un Allemand qui apprend le français que pour un Italien. En Italien, en effet, il existe les verbes correspondants “potere” et “sapere”, alors qu’en allemand, il ont un seul et unique verbe correspondant: “können”. Les explications concernant la situation dans laquelle il vaut mieux utiliser “pouvoir” – quand quelque chose est autorisé ou possible – ou “savoir”, qui implique davantage une notion de “capacité, de connaissance, d’habilitation” sont superflues dans les cours de français pour les italiens. Bien entendu, toutes les personnes qui apprennent le français doivent cependant apprendre les différentes déclinaisons des verbes “savoir” et “pouvoir”.

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À l’inverse, il est parfois nécessaire d’ajouter des explications dans la traduction de nos cours allemands dans une autre langue. Ainsi, les Allemands ont l’habitude de décliner les verbes:  “ich bin, du bist, er/sie/es ist, …”. Dans le cours de français pour les Allemands, il n’est donc pas nécessaire de préciser, par exemple dans la présentation du verbe “être”, qu’il existe une forme verbale pour chaque pronom personnel. Les locuteurs suédois, en revanche, qui se servent de la même forme verbale pour tous les pronoms personnels- “jag är, du är, han/hon/den/det är, …” auront besoin d’une explication supplémentaire comme celle-ci:

Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois
Voici un exemple d’explication supplémentaire pour la conjugaison des verbes francais à l’attention des apprenants suédois

 

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Cours d’approfondissement : que signifie A-B-C et pourquoi Babbel est meilleur/plus efficace que les autres ?

Posted on July 30, 2013 by

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A1, A2, B1, B2, C1, C2. Ce sont, depuis quelques années, les noms que l’on donne en Europe aux différents niveaux de langue. À quoi correspondent-ils ? Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) du Conseil de l’Europe nomme ainsi les niveaux débutants (A1/A2), intermédiaires (B1/B2) et avancés (C1/C2).

Avant d’introduire le CECR, les compétences linguistiques étaient principalement testées sur la base des connaissances en grammaire et vocabulaire : l’apprenant est-il capable de traduire correctement, appliquer la grammaire et maîtriser l’orthographe ? Les produits d’apprentissage numérique qui se réclament de cette tradition proposent volontiers des exercices à trous à tous les niveaux – plus le niveau est haut, plus le vocabulaire ou le point de grammaire sont compliqués. Mais même un spécialiste de la grammaire doté d’une mémoire encyclopédique concernant le vocabulaire ne saura pas forcément communiquer avec les autres dans la vraie vie – comme le constatent ceux d’entre nous qui avaient de bonnes notes en langue à l’école mais qui étaient tout de même incapables d’aligner deux mots une fois à l’étranger.

L’approche du CECR est différente : les niveaux de A1 à C2 représentent le niveau de maîtrise de l’apprenant dans différentes situations de communication réelles, et ce dans les domaines de la lecture (lire), la compréhension (écouter), l’expression orale (parler) et écrite (écrire). Prenons l’exemple de la compétence « écrire » : au niveau A1, l’apprenant sait remplir un formulaire ; au niveau B1, il sait écrire une lettre courte sur un thème familier et au niveau C1, il sait rédiger des textes sur des sujets complexes.

Le CECR se concentre donc sur la communication et l’action. La description des différents niveaux n’évoque aucun point de grammaire ou de vocabulaire particulier. Cependant les débutants autodidactes doivent acquérir les bases de grammaire et de vocabulaire. Ils doivent en effet comprendre comment leur nouvelle langue fonctionne et être capables de maîtriser leurs premières situations de communication (pour débuter à l’aide de courtes phrases apprises par cœur).

Et Babbel dans tout ça ? Nos cours débutants de niveau 1 à 6 permettent d’atteindre le niveau A2. C’est d’ailleurs le niveau qu’ont – ou avaient – la plupart d’entre nous après quelques années de cours à l’école. Nous publions cette année (petit à petit pour différentes langues) nos cours d’approfondissement qui permettent d’entraîner, étape par étape, les compétences du niveau B1 du CECR.

Les cours débutants Babbel font la part belle aux bases de grammaire et de vocabulaire tout en restant axés sur l’action et la maîtrise de situations de communication authentiques.

Les nouveaux cours d’approfondissement fonctionnent à l’inverse : la grammaire et le vocabulaire sont réduits et l’accent est mis sur l’action c’est-à-dire la lecture (lire), la compréhension (écouter), l’expression orale (parler) et écrite (écrire) dans des situations concrètes. Chaque unité d’apprentissage est construite autour d’une histoire qui permet d’entraîner ces quatre compétences. Dans la première partie, l’apprenant doit surtout écouter et parler : une courte présentation du nouveau vocabulaire est suivie de dictées, de textes de compréhension orale, d’exercices de prononciation avec reconnaissance vocale – et, pour finir, d’un jeu de rôle où l’apprenant assume lui-même un rôle dans un dialogue. Dans la deuxième partie, l’apprenant doit principalement lire et écrire : avec des exercices de traduction, de compréhension de texte et des exercices d’expression écrite, toujours concernant la même histoire de départ. La grammaire est introduite de manière implicite par le biais du vocabulaire dans la première partie puis expliquée et exercée dans la deuxième partie à l’aide d’exercices de lecture et d’écriture.

La plupart des produits d’apprentissage des langues proposent au niveau intermédiaire des exercices à trous intégrant des termes et constructions grammaticales complexes. Les cours d’approfondissement Babbel permettent en revanche d’acquérir des compétences de communication réelles.

Testez nos cours d’approfondissement pour l’anglais !

À propos de l’auteur : Miriam a réalisé des concepts d’apprentissage linguistique pour différentes offres éducatives : du matériel didactique pour les cours traditionnels aux CD d’apprentissage en passant par les cours en ligne et les applications éducatives. Elle travaille chez Babbel depuis quatre ans et est responsable de la rédaction.

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Les cours de dictée – l’apprentissage de la langue avec astuce et charme

Posted on February 6, 2013 by

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Un jour, les utilisateurs de Babbel ont exprimé le souhait de pouvoir écrire davantage. Avec cette proposition de concevoir un cours de dictées, un murmure s’est répandu dans la rédaction. Tous se souvenaient du temps de l’école, de l’atmosphère crispée en salle de classe et de ces textes ennuyeux et si loin du quotidien.

C’est pourquoi notre nouveau format balaye ces mauvais souvenirs d’école ! Avec astuce, charme et plaisir on s’entraîne à écouter et écrire. Contrairement à l’institutrice en classe, les dictées ont une fonction de répétition, ainsi la phrase dictée peut-être réécoutée plusieurs fois, sans pression.

De petites histoires qui font sourire l’un ou éclater de rire l’autre et vont faciliter cette nouvelle expérience de la dictée à tous les utilisateurs. Loin des formulations désuètes, on n’exerce pas seulement son écriture, mais on apprend également le vocabulaire du quotidien. Nous ne vous servons pas des formules purement issues de la langue écrite ! Dans ces cours de dictées, nous construisons également le langage parlé.

Les histoires sur d’étranges rencontres, des malentendus et autres incidents font partie de véritables expériences des auteurs : Dans l’une de ces histoires on apprend par exemple comment Katja Jacke a atterri dans un arbre et comment elle en est sortie. Par la même occasion on revoit également des règles de grammaire, des terminaisons verbales importantes ou les accords ; de telle sorte que savoir si «préféré » doit s’écrire avec « é » ou avec « éé », on ne l’apprend pas de manière figée, mais on doit le comprendre à l’aide du contexte. Mais avant cela on doit également rappeler, que personne n’est poussé dans le grand bain comme ça, et seuls des termes connus et sur lesquels on s’est exercé doivent être écrits !

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La méthode Babbel ou comment retenir plus facilement du vocabulaire

Posted on February 29, 2012 by

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Miriam – notre responsable éditoriale – a été invitée à contribuer à un livre sur l’e-learning. Voici un bref résumé de son chapitre intitulé : « Babbel : un mix de méthodes didactiques au service de l’apprentissage numérique des langues

« Comment fonctionne l’apprentissage avec Babbel ? » c’est la question que m’a posée Ullrich Dittler, Professeur spécialisé dans les médias interactifs, pour les besoins de son livre E-Learning. Einsatzkonzepte und Erfolgsfaktoren des Lernens mit digitalen Medien. (E-learning. Concepts d’implémentation et facteurs de réussite de l’apprentissage à l’aide de médias numériques.) La réponse : si Babbel est si efficace, c’est parce que nous ne nous appuyons pas sur une seule et unique méthode d’apprentissage. Au contraire, nous avons développé un mix de méthodes qui répond aux différents besoins d’apprentissage de nos utilisateurs :

 
Imiter et entraîner les mots : les utilisateurs Babbel peuvent pratiquer les nouveaux mots de vocabulaire rencontrés via l’écoute et la répétition – cela permet d’ancrer ceux-ci dans la mémoire tout en entraînant la prononciation. La signification du mot (clairement illustrée par une image et sa traduction) lui est ensuite attribuée et l’apprenant doit enfin écrire les termes. Tous les mots sont “inculqués” selon ce même modèle. Ces exercices structuraux (ou pattern-drill) relève de la branche comportementaliste de la didactique des langues.

 

Du vocabulaire par petites portions variées : le vocabulaire est introduit par petites unités de trois ou quatre mots ou par chunks (unités de sens telles que “Je m’appelle …” ou “Je viens de …”) – en effet, la mémoire à court terme n’est pas capable d’enregistrer davantage d’informations en une seule fois. Le vocabulaire est traité en plusieurs étapes (répétition, attribution de la traduction correcte, écriture), avant que l’apprenant ne passe à une ou deux nouvelles unités. Les unités appartiennent toujours au même champ sémantique et les liens existants entre leurs contenus permettent de se les rappeler facilement. Tous les mots sont illustrés, ce qui facilite également leur mémorisation pour de nombreux apprenants.

Réviser juste au bon moment : les nouveaux mots sont automatiquement transférés dans l’outil de révision. Cette fonction intelligente interroge l’apprenant à intervalles de temps croissants selon la méthode de la “répétition espacée” (aussi connue sous son nom anglais de “Spaced Repetition”).

 

Explication des règles : nous sommes convaincus que les apprenants adultes veulent comprendre les règles de la nouvelle langue car, contrairement aux enfants, ils n’apprennent pas celle-ci par simple imitation. C’est pourquoi les cours contiennent de nombreuses explications concernant la grammaire, la prononciation et le vocabulaire et que ces explications sont données dans la langue maternelle de l’apprenant. Nous prenons en compte les spécificités de la langue maternelle de l’apprenant dans l’élaboration de nos cours. Les règles sont ainsi formulées séparément pour chaque langue apprise et chaque langue d’apprentissage (un allemand n’apprend pas l’espagnol de la même façon qu’un italien). Les trois derniers points se basent sur une approche du traitement de l’information et de la mémoire qui relève de la branche cognitiviste de la didactique des langues.

 

Apprentissage libre : nos utilisateurs peuvent choisir ce qui les intéresse parmi un large éventail de cours et leçons. Certains préfèrent commencer par le cours débutant et poursuivre l’apprentissage avec des cours de difficulté croissante, tandis que d’autres “surfent” entre les cours y picorant, selon l’humeur, ce qui les intéresse. Chaque apprenant intègre les contenus d’apprentissage à son rythme. La communauté permet de mettre en pratique ce qui a été appris dans les cours. Selon la méthode constructiviste de la didactique des langues, chaque utilisateur développe ses compétences de façon individuelle en sélectionnant de nouvelles informations de manière subjective et en les traitant en liaison avec les connaissances déjà existantes.

Communiquer rapidement : les utilisateurs Babbel doivent être en mesure de se faire comprendre rapidement. C’est pourquoi les cours débutant permettent d’apprendre pas à pas les mots et expressions utiles dans la vie de tous les jours (nous trouvons par exemple qu’il est plus important d’apprendre “Je vais prendre un café” que “La balle est rouge.”). Les chunks permettent de maîtriser rapidement différentes phrases, même si l’apprenant n’est pas toujours capable de reproduire la grammaire qui y est employée. En situation réelle, on ne connaît pas toujours tous les mots employés dans une conversation en langue étrangère. C’est pourquoi les mots de nos dialogues ne sont pas tous pratiqués à l’avance. L’utilisateur apprend ainsi à déduire la signification des mots inconnus d’après le contexte – et s’il n’y parvient pas, il peut toujours consulter la traduction.

Dans la vie réelle, il y a également une multitude de manières d’exprimer une même idée, c’est pourquoi de nombreux exercices d’écriture acceptent également les solutions synonymes. Les exercices d’écriture avancés de nos cours de Business English sont ici particulièrement intelligents : ceux-ci sont évalués à partir d’une base de données de solutions intelligente et évolutive, de sorte que non pas une seule mais de nombreuses variantes sont également considérées comme justes. Cette approche relève de la branche communicative de la didactique des langues.

Apprendre en société : la communauté Babbel est un espace consacré au processus d’apprentissage social. Il est possible d’y échanger des idées ou de mettre en pratique ce qui a été appris dans les cours. On y discute dans différentes langues et parfois aussi au sujet de différentes langues – consolidant ainsi ses connaissances. Ces processus d’interaction en réseaux, où l’on apprend souvent “en passant”, relèvent de l’approche connectiviste de la didactique des langues.

 

Que pensez-vous de ces méthodes d’apprentissage ? Utilisez-vous des méthodes qui n’ont pas été mentionnées ? Nous serions heureux d’en parler avec vous !

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